jeudi 10 avril 2008

Sport-jo:A San Francisco, la flamme olympique passe difficilement l'épreuve américaine


Le passage de la flamme olympique mercredi à San Francisco, sa seule étape américaine, s'est soldé par un parcours tronqué, une cérémonie de clôture à huis clos et un déploiement policier impressionnant, même si aucun incident majeur n'a été signalé.
La torche a été transportée à l'aéroport en voiture en fin d'après-midi avant d'être acheminée vers un parking proche du terminal international, à l'abri des caméras de télévision.
Cette cérémonie de clôture quasi-clandestine s'est déroulée à l'issue d'un parcours confus, et sous haute surveillance policière, après l'annulation de la cérémonie officielle prévue initialement.
Aucun incident majeur n'a été signalé mais le trajet de la torche a dû être raccourci au dernier moment face aux nombreux manifestants qui bloquaient les rues.
Les porteurs successifs de la torche ont été encadrés tout au long du parcours de dizaines de policiers anti-émeutes, à pied et en moto, mobilisés pour tenir à distance des manifestants voulant dénoncer le régime de Pékin.
Des mesures exceptionnelles avaient été prises après les incidents ayant émaillé le parcours parisien lundi. Si l'exercice n'a pas tourné au fiasco comme à Paris, une grande confusion a régné du début à la fin du parcours.
Quelques minutes après son départ à 13H20 locales (20H20 GMT), la torche avait disparu dans un entrepôt et aucune information n'avait filtré sur son sort pendant près de 45 minutes.
"Des gens ont bloqué la rue, donc nous avons dû raccourcir le parcours", avait finalement indiqué un policier.
Le parcours initial, déjà réduit à 9,6 km par le maire de la ville Gavin Newsom, a encore été raccourci.
"Heureusement, la situation a été meilleure hier (mercredi) à San Francisco. Cela n'a toutefois pas été la fête heureuse que nous avions souhaitée", a déclaré à ce sujet Jacques Rogge, président du Comité international olympique, devant les responsables du CIO réunis à Pekin.
Le CIO réussira à sortir de la "crise", a-t-il ajouté, avant d'appeler les responsables des 205 comités olympiques nationaux à rassurer les athlètes.
"Dites leur que, malgré tout ce qu'ils ont entendu, les jeux seront très bien organisés", a-t-il lancé.
La flamme doit rejoindre Buenos Aires jeudi et vendredi, avant de poursuivre son voyage dans une douzaine de pays et d'arriver en Chine début mai.
De très nombreuses organisations de défense des droits de l'Homme et du Tibet s'étaient donné rendez-vous à l'occasion du seul passage de la flamme sur le continent nord-américain pour dénoncer les exactions de la Chine ou sa diplomatie au Soudan.
Aux abords du point de départ de la torche, un face-à-face avait opposé pro-chinois et militants pro-tibétains. Un militant pro-tibétain américain d'origine chinoise a été arrêté. Des manifestants pro-chinois avaient des banderoles "N'éteignez pas la torche de l'espoir".
Depuis que le symbole olympique a été allumé en Grèce le 24 mars, les militants pro-Tibet se sont mobilisés sur son passage, en réponse à la répression en mars des manifestations, qui ont fait 150 morts selon le gouvernement tibétain en exil. Pékin affirme que le bilan des émeutes est de 20 morts.
Le président américain George W. Bush a appelé mercredi la Chine à dialoguer avec les représentants du dalaï lama.
George W. Bush a aussi répété qu'il assisterait aux Jeux, opposant aux appels au boycott l'efficacité diplomatique et son intention de soulever sur place la question des libertés avec les dirigeants chinois.
Le président du Parlement européen, Hans Gert Pöttering, a demandé mercredi aux responsables européens d'envisager de boycotter la cérémonie d'ouverture en cas d'absence de dialogue de Pékin avec le dalaï lama.
Mardi, le président français Nicolas Sarkozy avait conditionné sa participation à la cérémonie d'ouverture des JO à ce dialogue. Londres a annoncé mercredi que le Premier ministre britannique Gordon Brown n'assisterait pas à la cérémonie d'ouverture, soulignant que cela ne constituait pas un changement de position.
Le périple de la flamme, qui doit passer par le Tibet, est le plus ambitieux de l'histoire des JO, avec 137.000 kilomètres à travers une vingtaine de pays.

AFP

mercredi 9 avril 2008

Colombie -Betancourt : La mission humanitaire française fait demi-tour


La mission humanitaire, dépêchée en Colombie pour tenter de secourir Ingrid Betancourt, rentrera en France après son rejet par les FARC. Le chef de la diplomatie B. Kouchner devrait se rendre sur place.
La France a annoncé mardi la fin de la mission humanitaire dépêchée il y a une semaine en Colombie pour tenter de secourir l'otage Ingrid Betancourt, après son rejet par la guérilla des Farc, et l'envoi prochain dans la région du chef de la diplomatie Bernard Kouchner.
"Le maintien de la mission médicale sur place ne se justifie plus pour le moment. Elle devrait ainsi quitter la Colombie prochainement", a déclaré le ministère des Affaires étrangères au nom des trois pays, la France, l'Espagne et la Suisse, participant à la mission partie mercredi dernier de Paris.
Ces pays "prennent acte de la décision du secrétariat de l'état-major central des Farc (Forces armées révolutionnaires de Colombie, marxistes) de rejeter la mission médicale qui était destinée à venir en aide à Ingrid Betancourt et aux autres otages les plus affaiblis", a souligné le ministère.
"Comme l'avait dit le président (Nicolas) Sarkozy (...), ce rejet est une faute politique grave en plus d'une tragédie humanitaire", a-t-il fait valoir dans un communiqué.
Dans son appel au chef des Farc Manuel Marulanda, M. Sarkozy avait déclaré début avril que si l'otage franco-colombienne devait mourir, "ce serait une faute politique grave" et "un crime" dont le chef de la guérilla marxiste serait tenu pour "responsable"
Parallèlement, la présidence française a annoncé que M. Kouchner "se rendra prochainement dans la région pour réévaluer la situation avec les dirigeants des pays les plus concernés".
Elle a souligné que le président Sarkozy avait accueilli "avec une profonde déception" le rejet par les Farc de la mission.
"Face à cette nouvelle épreuve (M. Sarkozy) tient à assurer la famille de notre compatriote comme celles de tous les otages que sa détermination à obtenir leur libération reste entière", a ajouté l'Elysée.
La France, l'Espagne et la Suisse regrettent, dans le texte du ministère français des Affaires étrangères, "d'autant plus vivement la décision du secrétariat que c'est à la suite d'un message des Farc elles-mêmes les informant en termes clairs que la santé d'Ingrid Betancourt s'était profondément dégradée qu'ils ont pris la décision de dépêcher en Colombie leur mission médicale".
En revanche, les trois pays "remercient les autorités colombiennes qui leur ont donné, dès l'origine, toutes les garanties de sécurité et d'indépendance".
Ils assurent que leur détermination "reste intacte" et qu'ils "resteront pleinement mobilisés en faveur de la libération d'Ingrid Betancourt et des otages les plus affaiblis et d'une solution humanitaire".
La guérilla des Farc a refusé mardi la mission humanitaire lancée par Paris, résultat, selon elle, non pas "d'une concertation mais de la mauvaise foi du (président colombien Alvaro) Uribe à l'encontre du gouvernement français".
Elle a rejeté la faute sur M. Uribe, affirmant que la mort du numéro deux des Farc, Raul Reyes, abattu lors d'un raid de l'armée colombienne le 1er mars en Equateur, démontrait que le président colombien était "l'obstacle principal et l'ennemi numéro un de l'échange" des prisonniers.
Les Farc, en lutte contre les autorités colombiennes depuis 1964, détiennent depuis plus de six ans la Franco-colombienne Ingrid Betancourt, un des 39 otages dit "politiques" que la guérilla entend échanger contre 500 guérilleros emprisonnés.

Technologie: Les téléphones du futur seront olfactifs



Une filiale du groupe japonais de télécommunications NTT a présenté lundi un système permettant de télécharger et d'émettre des odeurs via un téléphone portable.
Les industriels de la téléphonie ce sont peut-être inspirés du roman de Patrick Süskind, Le Parfum. Dans cet ouvrage publié en 1985, l'auteur soulignait que «notre langage ne vaut rien pour décrire le monde des odeurs». Vingt trois ans plus tard, NTT propose de remédier à se problème en permettant de transmettre des fragrances par téléphone portable. Une filiale du groupe de télécommunications japonais a présenté ce système lundi.
Le diffuseur intégré au téléphone portable renferme seize parfums de base capables en se mêlant de former quelques centaines de compositions olfactives. Des utilisateurs vont tester le dispositif au cours de ce mois, pour préciser les besoins auxquels il peut répondre, ainsi que les améliorations à apporter. L'usager doit d'abord télécharger un logiciel sur son téléphone. En sélectionnant une odeur, il envoie les données numériques qui lui sont associées au diffuseur par infrarouge. Ce diffuseur peut aussi être activé à distance via internet.
Mais NTT Communications et son partenaire Symrise ne voient pas là l'aboutissement de leur projet. Ils entendent proposer à terme le téléchargement simultané d'odeurs, de sons et d'images, pour une communication multi sensorielle.

Les odeurs sur mobile sont dans l'air du temps.
NTT n'est pas le seul fabricant de téléphones à expérimenter les odeurs par le téléphone portable. Samsung propose un appareil qui diffuse un parfum spécifique selon l'identité du correspondant qui appelle. Cette technologie a été brevetée en mars 2006 aux Etats-Unis. Siemens développe l'odorat numérique sur mobile à d'autres fins. Grâce à une puce de moins d'un millimètre qui détecte les odeurs, le groupe allemand propose d'utiliser cette réalisation issue des nanotechnologies comme testeur de la fraîcheur de l'haleine, détecteur de pollution de l'atmosphère, traqueur d'effluves allergènes, alarme à incendies ou encore éthylotest.Le nez électronique n'en est pas à ses premiers pas. France Télécom a breveté une technologie de téléchargement d'odeurs sur internet dès septembre 1999. Il était déjà possible de commander la diffusion d'une fragrance à distance, mais il n'était pas question de mobilité à l'époque. Cette technologie avait été utilisée notamment pour la promotion des vins de Bourgogne, de la viande avec un fumet de rôti de porc ou encore du blé avec un parfum de brioche sortie du four.
Le Japonais NTT s'est à son tour penché sur la question quelques années plus tard. En novembre 2005, il a présenté un appareil de diffusion d'odeurs relié à un ordinateur coûtant alors 73 500 yens, soit 525 euros. Le prix de la version modernisée et mobile présentée lundi n'est pas encore fixé. Mais le fabricant promet que le dispositif, avec récepteur infrarouge et prise USB, n'excèdera pas 125 euros. Le budget mensuel pour alimenter les 16 cartouches odorantes devrait s'établir autour de 10 à 12 euros.

lefigaro.fr

mardi 8 avril 2008

Informatique: Windows 7, le successeur de Vista, prêt en 2009 ?


Le prochain Windows pourrait être bouclé dès l'année prochaine, a confié Bill Gates lors de la conférence de la Banque de développement inter-américaine, qui s'est tenue à Miami le 4 avril.
Le cofondateur de Microsoft a déclaré : « Au cours de l'année prochaine, à peu près, nous aurons une nouvelle version [de Windows]. Je suis très enthousiasmé par ce qu'il fera dans beaucoup de domaines. »
Jusqu'alors, le successeur de Vista était plutôt attendu pour 2010, selon le cycle de renouvellement de quatre ans chez Microsoft ; Vista est disponible pour les entreprises depuis novembre 2006. Ce développement anticipé peut être interprété comme un désaveu pour Vista qui n'a pas fait l'unanimité auprès des constructeurs et n'a pas répondu aux attentes des entreprises. Seules ses ventes de licences se portent bien grâce aux nouveaux PC qu'il équipe.
Peu de détails techniques ont filtré sur Windows 7 (anciennement Vienna). Il sera optimisé pour les écrans tactiles, gérera jusqu'à 64 coeurs, intègrera le système de gestion de fichiers (WinFS) prévu initialement pour Vista. Il disposera également d'une nouvelle interface sans la barre des tâches et le menu Démarrer, mais intégrant des menus circulaires. Comme Vista, Windows 7 existera en versions 32 et 64 bits.

Par la rédaction, ZDNet France

http://www.zdnet.fr

ETATS-UNIS: La police évacue plus de 400 enfants d'une secte prônant la polygamie


Les enfants évacués par la police sont membres d'une secte religieuse, l'Eglise fondamentaliste des saints des derniers jours, prônant la polygamie et dont certains membres sont accusés d'abus sexuels sur mineurs.
a police du Texas a procédé, lundi 7 avril, à l'évacuation de plus de 400 enfants membres d'une secte religieuse prônant la polygamie et dont certains membres sont accusés d'abus sexuels sur mineurs.
La secte, l'Eglise fondamentaliste des saints des derniers jours (FLDS), est une communauté dissidente d'inspiration mormone installée sur une propriété de 690 hectares, avec plusieurs lotissements, une école, un dispensaire et un temple.
Accompagnés des services sociaux de l'Etat, les policiers ont évacué les enfants dans le calme, principalement des jeunes filles, après avoir reçu une plainte de l'une d'entre elles il y a quelques jours.
Celle-ci avait confié aux autorités qu'elle avait reçu des mauvais traitements et que des adolescentes de 14 ans étaient victimes de mariages forcés au "Ranch de Sion", nom du site où vivent les membres de la secte texane.

Viols sur mineurs
La FLDS est dirigée par Warren Jeffs, poursuivi dans plusieurs Etats pour polygamie et viols sur mineurs. Il est actuellement emprisonné dans l'Arizona (sud-ouest) en attendant un procès, notamment pour inceste. Il a par ailleurs été condamné dans l'Utah (ouest) à dix ans de prison pour complicité de viol sur une adolescente de 14 ans, mariée de force à l'un de ses cousins en 2001.
Le principal courant de l'église mormone a officiellement renoncé à la polygamie depuis 1890 mais il n'est pas rare que cette pratique subsiste dans certains Etats.
Les services sociaux du Texas ont placé les enfants dans plusieurs foyers d'accueil, en attendant une décision de la justice sur leur avenir.

NouvelObs.com

Arche de Zoé: Eric Breteau s'explique, Rachida Dati dément ses propos


Le président de l'Arche de Zoé, Eric Breteau, a affirmé lundi qu'il ne regrettait pas le rapatriement avorté de 103 enfants africains en France qui l'ont conduit en prison pendant plusieurs mois et assure qu'il "le referait parce qu'(il) veut faire bouger la cause du Darfour".
La ministre française de la Justice, Rachida Dati, a démenti mardi les propos d' Eric Breteau, selon lequel elle était attendue fin octobre à l'arrivée prévue en France des enfants que l'association comptait faire sortir d'Afrique, avant l'échec de l'opération.
M. Breteau a assuré lundi que son opération avait été encouragée à l'été 2007 "par des conseillers de Nicolas Sarkozy et de Bernard Kouchner (le ministre des Affaires étrangères) et qu'il était "même prévu que Cécilia Sarkozy (l'ex-première dame de France) et Rachida Dati se déplacent en personne pour accueillir les 103 enfants à l'aéroport de Vatry", dans le nord.
"C'est totalement faux et infondé. Je ne connais pas ce monsieur, je ne l'ai jamais rencontré", a dit la ministre à la radio RTL. Mme Dati assure avoir découvert l'existence de l'association Arche de Zoé lors de l'ouverture d'une enquête préliminaire par le parquet de Paris, en juillet 2007. Cette enquête a débouché sur l'ouverture d'une information judiciaire pour "exercice illégal de l'activité d'intermédiaire en vue d'adoption", "escroquerie" et "aide au séjour irrégulier de mineurs étrangers en France", et la mise en examen (inculpation) de quatre des six membres de l'association.
Dans le volet tchadien de l'affaire, les six Français avaient été condamnés à huit ans de travaux forcés à N'Djamena, une peine commuée en huit ans de prison en droit français, avant d'être graciés le 31 mars par le président Idriss Deby. S'agissant des 6,3 millions d'euros de dommages et intérêts qui demeurent dus aux familles des enfants, la ministre a fait valoir que "l'Etat français ne se substitue pas" aux personnes visées par "cette condamnation au civil", soulignant que "la France n'est pas responsable des infractions que ses ressortissant commettent à l'étranger".
"Non, je ne regrette pas l'opération, je regrette le sort de ces enfants renvoyés dans l'enfer du Darfour", a déclaré Eric Breteau sur France-Info. "Sur la légitimité de l'opération, le bien fondé d'organiser cette évacuation, je n'ai aucun regret et si c'était à refaire, je le referai parce que je souhaite faire bouger la cause du Darfour", a-t-il ajouté. Pour lui, l'objectif de l'opération était "de créer un incident international qui oblige la communauté internationale à intervenir sur le sujet du Darfour et donc, forcément, d'impliquer des politiques".
"Bernard Kouchner était parfaitement au courant de notre opération puisque j'ai rencontré personnellement son conseiller politique et qu'il a partagé mon analyse de la situation au Darfour et surtout mon analyse sur l'impact d'une telle opération qui, forcément, aurait créé une crise internationale avec le Soudan", a-t-il affirmé. Il a également dit avoir rencontré "un assistant direct de Catherine Pégard qui est une conseillère très proche du président Nicolas Sarkozy".
Eric Breteau a déploré que "les évènements du 25 octobre (l'arrestation des membres de l'équipe au Tchad, dont il faisait partie, ndlr) ont malheureusement détourné le sujet puisque, depuis lors, on ne parle que du Tchad et d'un vol d'enfants tchadiens et de l'Arche de Zoé, alors qu'on aurait souhaité parler du Darfour et de la situation des enfants au Darfour".
Il a réfuté tout lien entre l'opération et des adoptions. "Beaucoup de familles se sont proposées spontanément pour offrir un accueil à ces enfants et nous avons créé un réseau de familles d'accueil d'urgence qui avaient pour objectif de prendre en charge ces enfants le jour de leur arrivée", a-t-il expliqué. "Si certaines familles ont estimé que, dans l'avenir, elles souhaiteraient garder ces enfants, lancer des procédures d'adoption... c'est un deuxième débat beaucoup plus à long terme qui ne rentre plus dans le cadre de l'Arche de Zoé puisque l'Arche de Zoé a signé des conventions avec ces familles en expliquant bien que notre rôle était d'évacuer ces enfants et ensuite aux familles de les prendre en charge", a-t-il indiqué.
Les six Français de l'Arche de Zoé, graciés par le président tchadien après une condamnation à 8 ans de prison pour cette tentative d'exfiltration de 103 enfants, ont été libérés le 31 mars des différentes prisons françaises où ils purgeaient leur peine transformée en droit français.
Dans une procédure judiciaire distincte à Paris, quatre d'entre eux, dont Eric Breteau, ont été mis en examen pour "aide au séjour irrégulier de mineurs étrangers en France", un délit passible d'un an de prison et 15.000 euros d'amende.


© 2008 AFP

Politique-USA: Coup dur pour Hillary Clinton


Nouveau coup dur pour la candidate à l'investiture démocrate à la présidentielle américaine, Hillary Clinton.

Son principal stratège politique, Mark Penn, a démissionné dimanche après la révélation de l'engagement de la société dont il est le PDG en faveur d'un traité de libre-échange avec la Colombie. Or, l'ex-First Lady a dénoncé un tel traité durant la campagne. Vendredi, le Wall Street Journal a raconté que Mark Penn avait rencontré l'ambassadeur colombien aux Etats-Unis afin d'évoquer la signature d'un accord commercial bilatéral entre les deux pays.

L'agence de relations publiques Burson-Marsteller, que dirige Mark Penn, est en effet sous contrat avec plusieurs pays d'Amérique latine, dont la Colombie. Une fonction professionnelle qui apparaît comme étant de nature à provoquer un conflit d'intérêt avec son rôle de conseiller de campagne.

Mark Penn s'est excusé, concédant "une erreur de jugement". Mais, déjà affaibli par les résultats mitigés de la candidate jusqu'à présent, dont il était en partie tenu pour responsable, il n'avait d'autre choix que de démissionner. A deux semaines de la primaire de Pennsylvanie qui pourrait s'avérer décisive, Hillary Clinton se serait bien passée de cette péripétie.

DirectMatinPlus.com

lundi 7 avril 2008

Sport - Formule 1 : Felipe Massa remporte le Grand Prix de Bahreïn


Le Brésilien Felipe Massa (Ferrari) a remporté, dimanche 6 avril, le Grand Prix de Bahreïn, troisième des 18 épreuves du Championnat du monde 2008 de Formule 1. Sur le circuit de Sakhir, près de Manama, Massa, qui avait déjà remporté la course l'an dernier, a devancé son coéquipier finlandais Kimi Raikkonen, qui a offert à Ferrari son premier doublé de la saison.
Tout comme l'an dernier, le Brésilien s'est bien rattrapé à Bahreïn après avoir vécu deux premières courses très difficiles (0 point). Le Polonais Robert Kubica (BMW Sauber) avait réussi la pole position mais n'a terminé que troisième, son coéquipier allemand Nick Heidfeld quatrième.
Les McLaren-Mercedes ont été à la peine : le Britannique Lewis Hamilton a manqué son départ puis percuté l'Espagnol Fernando Alonso. Il a néanmoins terminé la course, mais très loin (13e). Le Finlandais Heikki Kovalainen a pris la cinquième place. L'Italien Jarno Trulli (Toyota), sixième, l'Australien Mark Webber (Red Bull), septième, et l'Allemand Nico Rosberg (Williams), huitième, ont également inscrit des points.

http://www.lemonde.fr

Zimbabwe : la publication des résultats reportée


La Haute Cour a décidé de reporter à mardi la publication des résultats du premier tour de la présidentielle que réclame l'opposition.
a Haute Cour du Zimbabwe a repoussé à mardi 8 avril sa décision sur la requête du parti d'opposition MDC qui exige la publication des résultats du premier tour de l'élection présidentielle organisée il y a huit jours.
Le parti au pouvoir, la Zanu-PF de Robert Mugabe, a réclamé pour sa part un nouveau dépouillement des suffrages.
Le Mouvement pour un changement démocratique (MDC), le principal parti d'opposition, affirme que son chef Morgan Tsvangirai a remporté le scrutin du 29 mars et doit être proclamé président.
A la suite de deux reports en deux jours, la Haute Cour avait finalement commencé dimanche à examiner la demande du MDC.

Compétence
Après quatre heures de débats, le juge Tendai Uchena avait annoncé dimanche que l'institution se prononcerait lundi après avoir examiné les arguments de la Commission nationale électorale qui affirme que la Haute Cour n'est pas compétente pour se prononcer sur la demande de l'opposition.
Une décision finalement reportée au mardi 8 avril.
En revanche, pour le MDC, c'est la Zanu-PF qui "n'a pas légalement le droit de réclamer un recomptage", a déclaré Tendai Biti, secrétaire général du parti d'opposition.
"Le code électoral prévoit que l'on peut demander un recomptage dans les 48 heures du dépouillement. Le dépouillement se déroule dans les bureaux de vote donc c'est dans ces 48 heures-là", a-t-il expliqué.
Tendai Biti a également démenti que le MDC ait contacté la Zanu-PF en vue de former un gouvernement de coalition.
Aucun résultat de la présidentielle n'a encore été publié mais Tsvangirai serait arrivé en tête.

Revers électoral
Le MDC a remporté officiellement les élections législatives organisées le même jour, ce qui représente le plus sérieux revers électoral de la Zanu-PF, au pouvoir depuis l'accession de Mugabe à la tête du pays en 1980.
Le retour sur la scène politique d'anciens combattants de la guerre d'indépendance, qui ces dernières années avaient occupé des fermes d'agriculteurs blancs dans le cadre d'un programme de redistribution des terres, ont ravivé les craintes de l'opposition de voir les partisans de Mugabe chercher à intimider leurs adversaires.
A la suite d'informations sur de nouvelles occupations de fermes, le numéro un du syndicat agricole CFU, Hendrick Olivier, a confirmé que la police avait dispersé dans la province de Masvingo des gens qui se disaient anciens combattants et voulaient prendre le contrôle de certaines exploitations.
"Nous avons reçu des informations similaires de deux fermes de la région de Centenary. La police a été informée et nous espérons qu'elle interviendra aussi rapidement qu'à Masvingo", a-t-il ajouté.

(Reuters)

Sport-JO: Le passage de la flamme olympique à Paris tourne au fiasco


Les manifestants pro-Tibétains ont harcelé lundi les porteurs de la flamme olympique à Paris, obligeant finalement les organisateurs à interrompre le relais avant son terme et transformant cette journée en véritable fiasco, après une étape londonienne déjà chahutée.

Malgré une très forte présence policière, les organisateurs chinois, harcelés par les militants depuis le départ de la Tour Eiffel à la mi-journée, ont jeté l'éponge. Ils ont décidé d'annuler les derniers relais et de convoyer la flamme en bus jusqu'à son lieu d'arrivée, le stade Charléty, dans le sud de la capitale. Au moins une personne, un caméraman de télévision, a été blessée dans les échauffourées.

La Chine n'avait pas réagi lundi soir aux événement parisiens, mais l'agence Chine nouvelle a condamné les incidents de la veille à Londres, estimant qu'ils constituaient "une violation grave de l'esprit olympique". Lundi dans la nuit, le journal de la télévision centrale chinoise a brièvement évoqué les incidents de Paris, sans donner de détails.

La flamme olympique devait quitter la France lundi soir à destination de San Francisco (Etats-Unis). Trois militants pro-Tibet ont escaladé lundi des haubans du célèbre pont du Golden Gate à San Francisco. Ils ont déployé, une fois hissés à bonne hauteur, un drapeau tibétain et une banderole disant "one world, one dream, free Tibet" (un monde, un rêve, libérer le Tibet).

Le relais parisien a été interrompu au niveau de l'Assemblée nationale, où une quarantaine de députés de tous les groupes politiques ont manifesté, ceints de leur écharpe tricolore, dans l'enceinte du parlement, dans le jardin donnant sur le pont de la Concorde. Tous scandaient "Liberté pour le Tibet", avant d'entonner la Marseillaise.

La confrontation entre manifestants et forces de l'ordre a parfois pris un tour brutal. Au moins 20 personnes ont été interpellées. Toutes avaient été relâchées en fin de journée sauf une, placée en garde à vue.

Un caméraman de France 2 a été blessé après avoir été frappé par les forces de l'ordre. Il a perdu connaissance une dizaine de secondes, s'est relevé, mais a dû être conduit à l'hôpital.

Julien Dray, porte-parole du Parti socialiste, a déploré que les jeux Olympiques de Pékin "tournent à la farce sinistre avant même d'avoir commencé". Le Secrétaire d'Etat aux Sports Bernard Laporte a simplement déploré les incidents, affirmant: "J'aurais préféré que ça se passe autrement (...) les défenseurs des droits de l'homme ne respectent pas les autres".

Une cérémonie prévue devant l'Hôtel de Ville a été annulée à la demande des officiels chinois, alors que des élus venaient de déployer sur la façade une banderole de l'association Reporters sans frontières (RSF) montrant des menottes figurant les anneaux olympiques, ainsi qu'un drapeau tibétain.

Dans trois lieux symboliques, sur la Tour Eiffel, sur les Champs-Elysées et sur la façade de Notre-Dame de Paris, les militants de RSF ont réussi à déployer leur banderole.

Lundi, le président du Comité international olympique (CIO) Jacques Rogge a appelé à Pékin à une résolution pacifique de la crise au Tibet et condamné l'usage de la violence. "Le CIO a exprimé sa vive inquiétude et appelé à une résolution rapide et pacifique au Tibet", a-t-il déclaré.

"Quelle que soit la raison, la violence n'est pas compatible avec les valeurs de la flamme olympique ou des jeux Olympiques", a affirmé M. Rogge, qui doit présider dans la capitale chinoise à partir de mercredi la commission exécutive du CIO.

Un impressionnant dispositif de sécurité, digne de la protection d'un chef d'Etat, avait été mis en place à Paris avec pas moins de 3.000 policiers, sur terre, dans les airs et même sur la Seine. La protection rapprochée de la flamme était composée de 65 motards, 100 policiers en rollers et autant de pompiers de Paris joggeurs.

La torche devait initialement être portée par 80 relayeurs sur les 28 km du parcours.

© AFP

dimanche 6 avril 2008

Internet: Microsoft lance un ultimatum à Yahoo!


Microsoft a envoyé une lettre au conseil d'administration du groupe internet, lui laissant trois semaines pour se prononcer sur son offre de rachat pour plus de 40 milliards de dollars.
e directeur général de Microsoft Steve Ballmer a envoyé samedi 5 avril une lettre au conseil d'administration du groupe Internet Yahoo!, lui fixant un ultimatum dans trois semaines pour se prononcer sur son offre de rachat pour plus de 40 milliards de dollars (25,44 milliards d'euros).
Faute de réponse d'ici au 26 avril, Microsoft qui estime avoir assez patienté, n'exclut plus une offre hostile: Le géant mondial des logiciels se tournera vers les actionnaires et cherchera à faire élire un nouveau conseil d'administration plus favorable à sa cause, selon ce courrier.
Microsoft avait rendu publique le 1er février cette offre non sollicitée de 44,6 milliards de dollars. Mais Yahoo! l'avait rejetée, estimant qu'elle sous-valorisait considérablement le groupe Internet.

"La patience de Microsoft a des limites"
L'offre vaut aujourd'hui environ 41 milliards de dollars (26,08 milliards d'euros), sur la base du cours de l'action Yahoo! vendredi à la clôture.
Ces deux derniers mois, la société de la Silicon Valley, cherchant à échapper à Microsoft, a exploré des possibilités d'alliance avec Google, MySpace.com (appartenant à News Corp.) et AOL (Time Warner), mais aucune alternative n'a émergé.
Vendredi, une source proche du dossier avait souligné que les conditions s'étaient détériorées depuis que Microsoft a déposé son offre de rachat, qui représentait alors une valorisation de 62% par rapport au marché. "Il revient au conseil d'administration de Yahoo! d'entamer des négociations significatives avec Microsoft", a précisé cette source, sous le couvert de l'anonymat, ajoutant que la patience de Microsoft avait des limites.

(AP)

NOUVELOBS.COM

Des milliers de personnes à la "Marche blanche" pour Betancourt


20.000 à 30.000 personnes ont défilé à Paris, en présence notamment de Carla Bruni, la présidente argentine Cristina Kirchner, Bernard Kouchner, Rama Yade ou encore Florence Aubenas. Une quinzaine d'autres villes participaient à l'opération.
0.000 à 30.000 personnes, dont Carla Bruni-Sarkozy, l'épouse du chef de l'Etat, participaient dimanche 6 avril à Paris à la "marche blanche" en faveur de la libération d'Ingrid Betancourt, otage de la guérilla colombienne depuis février 2002.
La manifestation, organisée à l'appel de la famille de l'otage franco-colombienne, est partie à 14h30 de la place de l'Opéra et devait rejoindre l'Assemblée nationale. Quinze autres "marches blanches" se déroulaient en province, notamment à Toulouse, Bordeaux, Strasbourg ou Nice.
Outre l'épouse du président figuraient notamment dans le cortège parisien la présidente argentine Cristina Kirchner, le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner, qui a assuré que la France "n'arrêterait jamais" ses efforts, Rachida Dati, ministre de la Justice, Rama Yade, secrétaire d'Etat aux droits de l'homme, et le maire de Paris, Bertrand Delanoë.

"Course pour la vie"
"Ça me touche énormément. Et le désarroi de sa famille me touche aussi. Il faut simplement qu'Ingrid sorte le plus vite possible. Et je voulais vous dire que mon mari ne renoncera pas", a déclaré Carla Bruni-Sarkozy à des journalistes.
Pour Rama Yade, "c'est une course pour la vie et tant qu'elle est en vie, tant que ses enfants sont là à se battre, nous serons toujours à côté".
"Nous manifestons par principe pour la libération d'Ingrid Betancourt. C'est cette cause humanitaire qui doit désormais prévaloir sur toutes les autres", a déclaré pour sa part Cristina Kirchner.
Le comité de soutien à Ingrid Betancourt a assuré dimanche dans un communiqué que la mission humanitaire partie mercredi en Colombie pour tenter d'accéder à Ingrid Betancourt, dont l'état de santé s'est fortement dégradé, "n'est en rien bloquée, n'est d'aucune façon en mauvaise voie".

"Ras-le-bol"
"Elle n'en est qu'à son début et nous avons la conviction qu'à force de persuasion et d'audace, elle sera couronnée de succès", souligne-t-il.
La mission, qui compte notamment dans ses rangs un médecin, est immobilisée depuis jeudi sur la base de Catam, près de Bogota.
Les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) ont rejeté les appels à la libération d'Ingrid Betancourt et d'autres otages politiques, réitérant leur exigence de négociations en vue d'un échange avec des guérilleros emprisonnés.
"Ingrid doit savoir que la France ne déméritera pas et mettra les Farc face à leur culpabilité, le président (colombien Alvaro) Uribe face à ses responsabilités. La détermination, le ras-le-bol aussi que les citoyens exprimeront cet après-midi s'adressera à eux", déclare le comité de soutien.

(Reuters)

NOUVELOBS.COM

mercredi 2 avril 2008

Zimbabwe : la commission électorale annonce la défaite du parti de Mugabe aux législatives


Cette fois c'est officiel au Zimbabwe. Le parti d'opposition de Morgan Tsvangirai a remporté les élections législatives de samedi.
La commission électorale a annoncé ce mercredi en fin d'après-midi que le parti du chef de l'état avait perdu sa majorité au Parlement.
Cette annonce confirme le cri de la victoire poussé quelques heures plus tôt par le parti de Tsvangirai, le MDC.
Une victoire qui irait au-delà des législatives. D'après le MDC, Tsvangirai a remporté les élections présidentielles en obtenant 50,3% des voix. Il faut 51 % des suffrages pour être élu dès le premier tour. Le MDC a donc appelé le président sortant Robert Mugabe à reconnaître sa défaite pour éviter un revers humiliant lors d'un second tour.
Mais le régime de Mugabe tarde encore à livrer les résultats de la présidentielle. L'étau se resserre autour du chef de l'état qui briguait un 6ème mandat. Plusieurs sources soutenaient mardi soir qu'il était prêt à quitter le pouvoir et que son parti tenait des discussions avec l'opposition. Mais les deux camps ont nié l'existence d'un tel dialogue.
Malgré ce climat d'incertitude, le calme prévaut à Harare. La police a néanmoins décidé de se mobiliser davantage.

Euronews.net

mardi 1 avril 2008

Sport - Jo : La flamme olympique quitte Pékin pour un périple international très surveillé


La flamme olympique a quitté Pékin mardi pour le début d'un périple international de 137.000 km, qui s'annonce déjà mouvementé dans certains pays en raison notamment de la crise tibétaine.
Un avion spécial d'Air China, avec à son bord la flamme, a quitté la capitale chinoise en direction d'Almaty, capitale économique du Kazakhstan, première étape d'un périple à travers 19 pays.
A Londres, Paris et San Francisco, des militants hostiles au régime chinois, en particulier des Tibétains en exil, ont prévu plusieurs manifestations.
La flamme était arrivée lundi en provenance de Grèce. Le même jour, la Chine a lancé le relais de la torche olympique des jeux de Pékin sur une place Tiananmen fermée au public et hautement sécurisée pour éviter que des manifestations gâchent cette journée historique.
Le clou de la cérémonie -- retransmise en léger différé par la télévision chinoise malgré un bandeau "direct" sur l'écran -- a été la remise de la torche par le président Hu Jintao à l'un des sportifs les plus célèbres du géant asiatique, Liu Xiang, héros national depuis sa médaille d'or aux 110 m haies à Athènes en 2004.
"Le relais de la torche olympique des Jeux de Pékin 2008 a commencé!", s'est alors exclamé le numéro un chinois, sous le regard de Mao, le fondateur de la Chine communiste dont le portrait orne la porte Tiananmen, au nord de la plus grande place du monde.
Auparavant, Xi Jinping, possible numéro un du régime communiste en 2012 et chargé des derniers préparatifs des JO, avait invité, au nom du gouvernement et du peuple chinois, "les athlètes et les amis du monde entier à participer au grand gala des JO".
"Nous ferons sans cesse des efforts pour construire un monde harmonieux fait d'une paix durable et de prospérité mutuelle", a-t-il dit dans son discours emprunt de solennité, à l'image de l'ensemble de la cérémonie.
Pour prévenir tout incident, la place Tiananmen, emblème du pouvoir chinois mais aussi des manifestations d'opposition depuis 1919, avait été fermée au public dès dimanche soir.
Lundi, seuls 5.000 invités, triés sur le volet, étaient présents, dont des membres des "brigades de supporteurs" agitant des drapeaux chinois et des symboles olympiques, des écoliers et des artistes.
Les rues adjacentes avaient été fermées à la circulation et personne ne pouvait descendre aux stations de métro de la place, un dispositif qui contrastait avec le discours festif tenu par les médias nationaux.
Il y a une semaine à Olympie, dans le sud de la Grèce, des militants de l'association Reporters sans Frontières (RSF) avaient réussi à perturber la cérémonie d'allumage de la flamme des JO, en pleine crise tibétaine.
Celle de lundi en Chine a pris à certains moments des allures martiales, notamment lorsque des dizaines de porteurs de drapeaux, revêtus du même uniforme blanc et chaussés de bottes noires, ont défilé devant la scène où avait été posée la flamme.
Cette dernière était arrivée peu avant 09H00 (01H00 GMT) à l'aéroport de Pékin, en provenance d'Athènes, accueillie par Zhou Yongkang, l'homme chargé de la sécurité au sein du Comité permanent du Bureau politique, le coeur du pouvoir.
Mardi, la flamme partira pour Almaty, capitale économique du Kazakhstan, première étape d'un périple de 137.000 km à travers 19 pays.
Pour certains d'entre eux, il s'annonce mouvementé: les militants hostiles au régime chinois ont déjà prévu plusieurs manifestations, notamment à Londres, Paris et San Francisco.
Les groupes tibétains en exil ou les critiques du régime chinois pour son soutien au régime soudanais ont annoncé qu'ils tenteraient de profiter du parcours de la torche des JO de Pékin pour faire entendre leurs voix.
Après son retour en Chine en mai, la flamme passera comme prévu au Tibet et sur l'Everest, le plus haut sommet du monde, malgré les événements qui se déroulent dans la région, ont assuré les autorités chinoises.
La flamme avait été remise dimanche à Athènes aux organisateurs des Jeux de Pékin au cours d'une cérémonie que n'ont pas réussi à perturber quelques manifestants hostiles à Pékin. Echaudées par la cérémonie d'allumage lundi dernier, les autorités avaient ensuite entouré le périple de la flamme en Grèce d'un dispositif policier très important.
Par ailleurs, la police népalaise a annoncé lundi avoir interpellé 227 Tibétains, dont la moitié de femmes, qui manifestaient devant l'ambassade de Chine à Katmandou, comme tous les jours depuis le début de la crise au Tibet.
Au moins 200 officiers de la police se sont déployés autour du bâtiment diplomatique chinois et tenaient des manifestants à l'écart. Certains ont tout de même réussi à s'asseoir face aux murs d'enceinte de la chancellerie avant d'être embarqués dans des fourgons de la police.

© 2008 AFP

Election au Zimbabwe: l'opposition se déclare gagnante contre le président Mugabe


L'opposition zimbabwéenne a revendiqué lundi une large victoire sur le régime du président Robert Mugabe lors des élections générales de samedi, tandis que les résultats officiels lui donnaient une légère avance selon un décompte partiel.
Le Mouvement pour le changement démocratique (MDC, opposition) a assuré que son candidat à la présidentielle, Morgan Tsvangirai, avait remporté 60% des suffrages contre 30% au chef de l'Etat, dans les 128 des 210 circonscriptions où le MDC a fait ses propres calculs.
"Le peuple a voté contre la dictature", a déclaré le secrétaire général du MDC, Tendai Biti, exprimant l'espoir "qu'il n'y ait pas de remodelage de la volonté populaire". Il a ajouté que dans ces circonscriptions, le MDC avait gagné 96 sièges de députés.
De son côté, la commission électorale a indiqué que le MDC avait remporté 46 sièges contre 43 pour l'Union nationale africaine du Zimbabwe-Front patriotique (Zanu-PF, au pouvoir).
Deux des ministres de Mugabe, dont celui de la Justice, Patrick Chinamasa, ont perdu leur siège de député, mais la vice-présidente Joyce Mujuru a été réélue.
Le Réseau de soutien aux élections zimbabwéennes (ZESN), une coalition de 30 ONG, a pour sa part projeté une victoire par 49,4% pour Tsvangirai, contre 41,8 pour Mugabe et 8,2% pour l'ancien ministre dissident Simba Makoni, sur la base de circonscriptions choisies au hasard.
Si aucun des candidats n'obtient de majorité absolue, un second tour devra être organisé dans les trois semaines.
L'opposition a accusé les autorités de retarder les résultats pour les manipuler en faveur de Mugabe, 84 ans, au pouvoir depuis l'indépendance de l'ex-Rhodésie britannique en 1980.
L'Union européenne a demandé à la commission électorale de publier "les résultats définitifs aussi vite que possible pour prouver son indépendance", un message relayé dans la soirée par sept des ministres des Affaires étrangères de l'UE qui ont appelé à publier les résultats "promptement".
Les Etats-Unis ont pour leur part "fortement encouragé" les autorités à procéder à un décompte impartial, tandis que le Premier ministre britannique Gordon Brown soulignait que "le monde avait les yeux tournés vers le Zimbabwe".
Tsvangirai espère évincer Mugabe lors de cette présidentielle organisée pour la première fois simultanément avec les législatives, les sénatoriales et les municipales.
Par crainte de violences comme au Kenya à l'issue d'élections contestées en décembre, les forces de sécurité étaient en état d'alerte maximale. La police anti-émeutes a été déployée dans la capitale, où le calme a été maintenu. Les forces de l'ordre ont appelé "ceux qui veulent se réjouir à le faire avec respect pour les autres."
Le MDC a dénoncé plusieurs irrégularités en amont du scrutin, notamment la présence de milliers d'électeurs fantômes sur les listes électorales. La Communauté de développement d'Afrique australe (SADC) a pourtant jugé ces élections "pacifiques et crédibles". Elle a juste épinglé les forces de l'ordre pour avoir prévenu qu'elles s'opposeraient à tout changement de régime.
Les observateurs du Parlement pan-africain (PAP) se sont tout de même "inquiétés du fait que, deux jours après la clôture des bureaux de vote, les résultats définitifs ne soient toujours pas connus".
Les voisins du Zimbabwe s'écartent rarement de leur ligne conciliante à l'égard de Mugabe, en dépit d'un marasme économique marqué par une inflation à plus de 100.000% par an.
Le plus vieux président d'Afrique en rejette la faute sur les sanctions imposées par l'Occident après sa réélection contestée en 2002, qui ne visent pourtant que les proches du pouvoir.
Harare a refusé d'accréditer la plupart des correspondants de la presse étrangère et rejeté les observateurs européens et américains, invitant seulement des pays africains ou "amis" comme la Chine ou le Venezuela.


© 2008 AFP

Colombie: Ingrid Betancourt serait dans un état grave et refuserait de se nourrir et de se soigner


a radio privée colombienne Caracol, citant les services de renseignements de l'armée, a affirmé, lundi 31 mars, que l'otage franco-colombienne, aux mains depuis plus de six ans de la guérilla des des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), était dans un état très grave, refusait de s'alimenter et de prendre des médicaments.
"Si le gouvernement colombien dispose d'informations, il faut qu'il les donne à la famille au lieu de les faire passer par la presse", a indiqué, peu après, Hervé Marro, porte-parole du comité de soutien à Ingrid Betancourt. "Pour le moment, ni les enfants d'Ingrid Betancourt, ni son mari, ni sa sœur, ni sa mère n'ont été contactés par le gouvernement colombien", a-t-il ajouté.
D'autres sources confirment les informations sur son état de santé. Elle est "vivante" mais dans un état grave et "n'accepte pas les médicaments et la nourriture que lui donnent les guérilleros" , a déclaré un paysan de El Retorno, une localité à 450 kilomètres au sud-est de Bogota, un fief de la guérilla des FARC. Ce témoin affirme avoir rencontré Ingrid Betancourt dimanche 23 mars.
"Malheureusement, cela recoupe d'autres témoignages", a réagi M. Marro, qui a toutefois dit "toujours espérer une issue favorable" et une libération de l'otage. S'adressant aux FARC, M. Marro a répété que la guérilla devait "comprendre qu'il n'est pas dans leur intérêt qu'elle meure. Elle s'attirerait l'opprobe internationale", a-t-il mis en garde.

Absence d' interlocuteur

L'absence d'interlocuteur dans les rangs de la guérilla des FARC, depuis la mort de son numéro deux Raul Reyes, pose "problème" pour obtenir la libération d'Ingrid Betancourt, a estimé, lundi, Carlos Lozano, un dirigeant du Parti communiste colombien. "Le contact était Raul Reyes et tous les chemins menaient à lui. A présent, parvenir jusqu'à eux n'est plus si facile", a déclaré M. Lozano, un spécialiste du dossier des otages, à la radio privée Caracol. Raul Reyes, porte-parole des Forces armées révolutionnaires de Colombie, a été abattu lors d'un raid de l'armée colombienne en Equateur le 1er mars.
Les FARC déclarent que cette opération de l'armée colombienne a ''sérieusement'' compromis les efforts de libération d'Ingrid Betancourt. Les autorités colombiennes ont, "en tuant Raul [Reyes], gravement compromis l'échange de prisonniers et la paix", a déclaré le chef suprême de la guérilla marxiste, Manuel Marulanda. Les propos de Marulanda sont rapportés par Ivan Marquez, l'un des membres du secrétariat des Forces armées révolutionnaires de Colombie, dans une de ses chroniques publiées lundi par l'Agence bolivarienne de presse [ABP - proche de la guérilla]. Evoquant les conditions entourant la mort de Raul Reyes, Ivan Marquez affirme que cette attaque a également fait échouer une "rencontre avec la délégation française pour explorer la libération d'Ingrid [Betancourt]".

lemonde.fr

dimanche 30 mars 2008

Littérature:« L’Afrique répond à Sarkozy – Contre le discours de Dakar »


L’Afrique répond à Sarkozy
Contre le discours de Dakar
Collectif sous la direction de Makhily GASSAMA

Présentation

Le 26 juillet 2007 à Dakar, lors de sa première visite en Afrique subsaharienne, Nicolas Sarkozy a prononcé son discours fondateur de la nouvelle politique africaine de la France. Le ton se voulait amical, un salut fraternel adressé aux jeunes d’Afrique. Mais derrière les paroles lénifiantes sur « l’âme de l’Afrique » ou la « Renaissance africaine » qu’il appelait de ses vœux, le président français a tenu des propos qui ont profondément blessé les Africains. Il y a eu, bien sûr, le désormais légendaire « paysan africain », selon Sarkozy, qui « ne connaît que l’éternel recommencement du temps rythmé par la répétition sans fin des mêmes gestes et des mêmes paroles »… Mais aussi, comme certains l’ont noté, dans le ton parfois conciliant du discours, une manière sournoise de réévaluer l’œuvre de la colonisation : « [Le colonisateur] a pris, mais je veux dire avec respect qu’il a aussi donné. Il a construit des ponts, des routes, des hôpitaux, des dispensaires, des écoles. » Aucun signe de repentance qui aurait libéré le dialogue… Par contre le ton, à la fois paternaliste et arrogant, avait surpris et irrité...
Passé ce moment d’exaspération, un groupe d’intellectuels africains ont décidé de donner la réplique en attirant l’attention sur les vrais enjeux, sur les questions essentielles qui interpellent le vieux continent... Quelle est la responsabilité réelle des Africains dans les souffrances intolérables qu’endurent les populations (violences génocidaires, guerres fratricides, dictatures, gaspillage et pillages des ressources, persistance du pacte colonial, etc.) ? Quelle place pour l’Afrique dans la mondialisation ? Comment lutter contre la collusion de l’État français avec les dictateurs du continent ? Comment mettre un terme aux affreuses manipulations des Indépendances par la classe politique française ? Comment combattre le révisionnisme sournois qui réécrit l’histoire de la Traite négrière et de la colonisation ? Pourquoi des arguments racistes peuvent-ils être développés en terre africaine par le chef d’État d’une puissance moderne, d’un pays colonisateur de surcroît ? Quels effets de tels propos peuvent-ils avoir sur la jeunesse africaine en risquant de l’enfermer dans des clichés éculés ?
Ces vingt penseurs et artistes ont décidé de combattre avec vigueur (et rigueur !) les arguments de Nicolas Sarkozy et, surtout, d’élargir le débat aux véritables défis pour l’Afrique d’aujourd’hui et de demain.

Liste provisioire des auteurs

• Zohra Bouchentouf-Siagh : professeur de linguistique et de littérature française et francophone (Alger, Vienne)
• Demba Moussa Dembélé : économiste (Dakar)
• Mamoussé Diagne : essayiste, professeur (Université Ch. Anta Diop, Dakar)
• Souleymane Bachir Diagne : essayiste, professeur (Dakar, Chicago)
• Boubacar Boris Diop : écrivain (Dakar)
• Babacar Diop Buuba : professeur (Université Ch. Anta Diop, Dakar)
• Dialo Diop : médecin biologiste (Dakar)
• Makhily Gassama : essayiste (Dakar)
• Koulsy Lamko : écrivain, professeur (N’Djaména)
• Gourmo Abdoul Lô : avocat, professeur (Nouakchott, Le Havre)
• Louise-Marie Maes Diop : géographe (Dakar)
• Kettly Mars : romancière (Haïti)
• Mwatha Musanji Ngalasso : essayiste, professeur (Université Montaigne, Bordeaux)
• Patrice Nganang : écrivain, essayiste, professeur (Cameroun, USA)
• Djibril Tamsir Niane : écrivain, historien (Conakry)
• Théophile Obenga : égyptologue, linguiste, historien, professeur (France, Université d’État de San Francisco USA)
• Raharimanana : écrivain (Madagascar)
• Bamba Sakho : docteur en sciences, chercheur (France)
• E. H. Ibrahima Sall : économiste
• Mahamadou Siribié : doctorant en Science politique (Nice, France)
• Adama Sow Diéye : professeur (Université Ch. Anta Diop, Dakar)
• Odile Tobner : professeur (Cameroun, France)
• Lye M. Yoka : professeur (Kinshasa)

Vidéo extraite du journal Afrique de TV5 Monde : Cliquez ici pour voir la vidéo ( Dimanche 30 mars 2008 )

http://www.philippe-rey.fr/documents/afrique_defi.html
http://www.educationsansfrontieres.org

Littérature: L’Afrique répond à Sarkozy - Droit de réponse refusé par le journal Le Monde


Le quotidien français "Le Monde" vient de refuser la publication du droit de réponse aux auteurs du livre " L’Afrique répond à Sarkozy - Contre le discours de Dakar", suite à la publication dans l’édition du Vendredi 29 février 2008, d’un article réquisitoire signé du journaliste Philippe Bernard.
Un droit de réponse a été refusé par le journal, Le Monde, à Jean-Luc Raharimanana co-auteur de l’ouvrage collectif "

L’Afrique répond à Sarkozy - Contre le discours de Dakar

" suite à la publication d’un article diffamatoire du journaliste Philippe Bernard, sous le titre « Des intellectuels africains en colère » .

Cet article dirigé particulièrement contre Makhily Gassama, coordinateur du livre, a été publié dans la page "Débats" du journal et rangé dans la rubrique "Au courrier des lecteurs" sous le titre "Des intellectuels africains en colère" (Page 22). Comment une tribune signée du responsable du service-Afrique du Monde peut-elle se retrouver dans le courrier des lecteurs ? La rédaction du Monde a-t-elle honte des approximations et autres absurdités étalées dans cet article de Philippe Bernard, au point de le "cacher" dans le courrier des lecteurs ? Ou bien, de manière plus pernicieuse, y a-t-il une volonté délibérée de manipuler le lecteur ?

Dans la même édition du Monde, le supplément "Le Monde des Livres" (8 pages), il n’y a pas une seule ligne consacrée au livre "L’Afrique répond à Sarkozy" vendu déjà à plusieurs milliers d’exemplaires, en moins d’une semaine après sa parution. Quel curieux procédé !

En refusant de publier le droit de réponse des auteurs de cet ouvrage collectif écrit par 23 intellectuels africains venant de toutes les régions du continent, le quotidien Le Monde a clairement pris fait et cause pour son prétendu "spécialiste de l’Afrique". En tout cas, que la rédaction du Monde le veuille ou non ce droit de réponse sera largement diffusé pour démontrer à tous les lecteurs et aux internautes que le livre-réponse au discours controversé du Président Sarkozy tenu à Dakar le 26 juillet 2007 est tout sauf de la colère de quelques intellectuels africains. L’auteur de cet article, en mal de notoriété, a voulu se payer des nègres qui n’ont eu comme seul tort de vouloir défendre la dignité de l’homme africain dont le Président de la Patrie des Droits de l’homme dit qu’il "n’est pas assez entré dans l’histoire".

Mansour Gueye



http://www.senactu.com

samedi 29 mars 2008

Electronique : L' écran Sharp LC-32P55E


Test du Sharp LC-32P55E
Sharp persiste dans la technologie PAL Optimal permettant d’afficher au pixel près, les signaux vidéo européens. Ce téléviseur LCD intègre la dernière génération de ces dalles dans un châssis affiné esthétiquement et techniquement produisant ainsi une excellente image.
La nouvelle série de téléviseurs LCD Sharp, P55, qui regroupe des modèles de 26, 32 et 37 pouces intègre la dalle "PAL Optimal" inaugurée l'année dernière. Cette appellation commerciale cache une idée simple : offrir aux spectateurs européens de quoi afficher ligne pour ligne leur signal – le PAL – au lieu de l’adapter, plus ou moins bien, à des dalles de résolutions limitées (854x480) ou coûteuses (1280x720 et 1366x768 pixels). En PAL Optimal, on parle de 960 pixels de résolution horizontale – un peu plus que les 720 nominaux du PAL et 540 pixels en vertical, soit 36 lignes de moins que le PAL : 5% de "marge" que l’on rogne pour masquer les informations parasites.
En jetant un œil discret, la LC-32P55E ne laisse pas appraître de différences notables le modèle de la série précédente. Bien que dicrètes, les retouches n'en demeurent pas moins agréables, réduisant encore un peu l’aspect massif de ces objets plastiques noirs et gris brillant. Le pourtour d’écran sombre est plutôt fin, le bandeau inférieur contenant les haut parleurs conserve son ondulation caractéristique mais perd en épaisseur. Néanmoins, il subsiste quatre transducteurs – deux aigus et deux médiums-graves – alimentés par un petit amplificateur numérique stéréo.
Toute excellente qu’elle était déjà, l’ergonomie n’a pas subi d’altération particulière. Les boutons conventionnels de mise sous tension, changement de chaîne ou de volume sont regroupés sur le dessus, assez bien cachés et pratiques. Une télécommande qui se présente comme toujours chez Sharp avec un peu de style, beaucoup de sobriété et de minimalisme dans le choix des touches et leurs fonctionnalités. Agréablement logée dans la paume et facile à mémoriser par sa disposition, c’est une véritable réussite.
Le même bon sens se retrouve au niveau des deux panneaux de connecteurs repartis sur les flancs arrières droit et gauche du téléviseur. D’un côté, figure une entrée vidéo numérique HDMI ouvrant grand les portes du futur – sources HD – à ce produit d’entrée de gamme. De l’autre, quelques prises Péritel entièrement câblées, donc compatibles RGB, S-Vidéo et composite, lui assurent la compatibilité avec les appareils actuels. Certes, il n’y a pas d’entrée composante YUV sur fiches RCA, mais le recours à un coûteux adaptateur devrait remédier à ce problème.
Les circuits internes n’ont pas subi de profonds changements. Le contraste reste élevé à 800:1 avec une luminosité stagnant à 450 cd/m², suffisant même en plein jour, grâce à l’excellent traitement anti-reflets de la dalle, encore inégalé à ce jour. Le photosenseur ajuste automatiquement l’intensité du rétroéclairage, en fonction de la lumière ambiante : l’image reste douce dans l’obscurité et jamais trop terne en journée. Les noirs ont une profondeur constante, ce qui est tout à fait appréciable. La réactivité de dalle s’améliore tout doucement. Malgré un temps de réponse du téléviseur de 12 millisecondes, la stabilité d’image est exemplaire et la rémanence absente. La technologie "QuickShoot" n’y est sûrement pas étrangère. On ne le répétera jamais assez : ces mesures sont effectuées d’une image blanche vers noire ou inversement, et non vers des tons moyens (gris) comme en présentent les images vidéo quotidiennes.
À l’allumage, le P55E présente sa première régression : les menus apparaissent désormais en basse définition, avec des polices de caractères basiques à la façon des gros pixels des années 80. Ce défaut cosmétique n’entache pas les performances ou l’ergonomie parfaitement rôdée. Les menus bien organisés regorgent d’options plus ou moins cachées pour satisfaire les plus exigeants, ainsi que des modes par défaut plutôt corrects une fois la netteté réduite au minimum. Les réglages "Dynamique" est à proscrire, "Naturel" est pleinement recommandé pour préserver les ombres, ne pas brûler les blancs et conserver une colorimétrie neutre.
Les ingénieurs japonais ont parfait le changement de chaîne et les changements de source : le P55 n’est plus aussi lent que son ancêtre, naviguant de France 2 à Arte en un bref instant. Les bonnes performances des circuits vidéo analogiques, le tuner de qualité correcte et la gestion du désentrelacement dans la moyenne sont aussi de la partie. On préfèrera tout de même adjoindre un lecteur de DVD progressif pour concilier au mieux définition verticale et fluidité.
Sharp reste un grand maître de la technologie LCD : ses dalles font merveille et parviennent à ne pas faire "tâche" à côté d’un plasma basse résolution, pourtant champion du contraste et de la luminosité. Les noirs profonds, les ombres agréablement définies et une palette de couleurs riche jusqu’à la haute saturation font de l’image du LC-32P55E une agréable compagne au quotidien. Des bleus et verts un peu plus justes et étendus sur les teintes naturelles n’auraient pas été de refus. On y accédera dans quelques mois et années avec le rétroéclairage par LED.
Reste à poser la question de la définition : en 960 x 540 les sources 720p et 1080i sont effectivement bien plus riches en détails, mais n'est-il pas préférable de filer vers des produits "HD Ready" offrant de 60% à 75 % de pixels visibles en plus ? C’est un choix qu’il vous incombe de faire, la qualité d’image et l’aisance d’usage du P55E pesant tout de même lourd dans la balance.

http://www.cnetfrance.fr

vendredi 28 mars 2008

Telecommunications: Motorola scinde ses activités


L'équipementier télécom américain Motorola a annoncé la scission de ses activités en deux sociétés. En cause, l'effondrement des ventes de téléphones mobiles de la marque, qui ont chuté de 33 % cette année et ont provoqué l'écroulement du titre à la Bourse de New York. Pour tenter d'endiguer le déficit et surtout, préserver les autres divisions du groupe, Motorola a donc choisi de se diviser. Le coût de la séparation n'a pas encore été déterminé, mais elle devrait être finalisée courant 2009 et s'effectuer par distribution d'actions aux actionnaires actuels de Motorola .
À l'avenir, quid d'une hypothétique vente du secteur de la téléphonie mobile ? Interrogé à ce sujet, le pdg Greg Brown a refusé de répondre. Carl Icahn, l'un des principaux actionnaires du groupe, estime de son côté que la vente de cette division accroîtrait la valeur du groupe de 20 milliards de dollars. Mais certains analystes vont jusqu'à dire qu'elle serait tellement en difficulté qu'elle ne trouverait pas acheteur.
Depuis 2005 et la sortie du modèle Razr, Motorola n'a pas su innover sur un marché du mobile pourtant très porteur. L'équipementier a raté le créneau des smartphones et largement souffert de la concurrence de l'iPhone (Apple) ou des derniers modèles Nokia et Samsung. Pour autant, Motorola reste encore numéro un du marché en Amérique du Nord et sa division mobile pourrait intéresser des industriels comme le groupe japonais Sharp ou les fabricants de PC Lenovo et Dell.

Le Point.fr