La police israélienne a perquisitionné mardi les bureaux du ministère du Travail, de l'Industrie et du Commerce et saisi des documents dans le cadre de l'enquête sur une affaire de corruption présumée visant le Premier ministre Ehoud Olmert. Le porte-parole de la police Micky Rosenfeld a déclaré que des enquêteurs de l'unité nationale des fraudes avaient perquisitionné le ministère, dirigé par Olmert avant sa nomination au poste de Premier ministre en 2006. Ils ont saisi des documents "dans le cadre de l'enquête en cours", a-t-il précisé. Lundi, des enquêteurs avaient effectué une perquisition similaire à la mairie de Jérusalem. Olmert est soupçonné d'avoir perçu des centaines de milliers de dollars de pots-de-vin de la part d'un riche homme d'affaires américain, Morris Talansky, en 1999 et 2002, alors qu'il briguait la mairie de Jérusalem puis la tête du Likoud.
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mardi 13 mai 2008
Israël: Perquisition autour d'Olmert
USA - Primaire démocrate en Virginie occidentale: sondage favorable à Clinton
La primaire démocrate mardi en Virginie occidentale (est) ne devrait pas échapper à Hillary Clinton mais, criblée de dettes et devancée de façon irréversible par Barack Obama, elle paraît jouer plus pour l'honneur que pour l'investiture à la présidentielle américaine.
Dans la posture du candidat démocrate officiel, Obama a promis que s'il était élu président des Etats-Unis il n'y aurait aucun relâchement pour assurer la sécurité d'Israël.
"Vous ne verrez aucun relâchement dans l'engagement à défendre la sécurité d'Israël durant ma présidence", a affirmé M. Obama dans un entretien publié lundi sur le site internet du magazine Atlantic.
Accusé par le candidat républicain John McCain d'être le candidat préféré du Hamas, M. Obama a répété qu'il considérait cette organisation palestinienne comme une "organisation terroriste". "Ma position sur le Hamas ne se distingue pas de celle de Hillary Clinton ou de John McCain", a-t-il dit.
Un sondage publié lundi par l'université de Suffolk (Massachusetts, nord-est) donne 36 points d'avance à la sénatrice de New York en Virginie occidentale. Elle est créditée de 60% d'intentions de vote contre 24% pour M. Obama.
Un autre sondage publié par le Lexington Herald-Ledger donne également une large avance à Mme Clinton dans le Kentucky (centre-est) où une primaire est prévue le 20 mai. Selon ce sondage, Mme Clinton est créditée dans cet Etat de 58% d'intentions de vote contre 31% pour M. Obama.
Mais ces chiffres ne peuvent masquer une dure réalité pour Mme Clinton: elle n'est plus en mesure de rattraper son retard sur M. Obama. Selon le site indépendant spécialisé RealClearPolitics, M. Obama compte actuellement 1.867 délégués contre 1.698 pour Mme Clinton. Six primaires sont prévues d'ici le 3 juin et si Mme Clinton est favorite en Virginie occidentale, au Kentucky et à Porto Rico, le sénateur de l'Illinois est donné gagnant en Oregon (nord-ouest), au Montana (nord-ouest) et au Dakota du Sud (nord) où des primaires auront lieu successivement le 20 mai et le 3 juin.
Un total de 28 délégués, attribués à la proportionnelle, sont en jeu en Virginie occidentale.
M. Obama a déjà prévu d'entamer une tournée dans plusieurs Etats en vue de la présidentielle de novembre. Il était ainsi attendu mardi dans un comté rural du Missouri (centre) avant de se rendre mercredi dans le Michigan (nord). Il a prévu d'aller en Floride (sud-est) du 21 au 23 mai.
Le Michigan et la Floride sont deux Etats-clefs en vue de la présidentielle de novembre et font l'objet d'une polémique au sein du parti démocrate. Mme Clinton a remporté la primaire démocrate dans ces deux Etats mais le résultat de la consultation n'a pas été pris en compte en raison d'un différend sur la date du scrutin entre les instances locales et la direction nationale du parti démocrate. Mme Clinton avait accepté la règle du parti démocrate avant de revenir sur sa décision et d'exiger la prise en compte des scrutins dans le Michigan et en Floride.
Dimanche, le principal stratège de Mme Clinton, Howard Wolfson a reconnu que la sénatrice était endettée à hauteur de 20 millions de dollars.
Le camp Clinton insiste cependant pour dire que la course à l'investiture n'est pas terminée et sur l'importance de la Virginie occidentale. Ancien bastion démocrate, cet Etat a voté majoritairement pour le républicain George W. Bush en 2000 et 2004 en raison notamment de la désaffection des Blancs de la classe ouvrière pour le parti démocrate. Selon M. Wolfson, cet Etat pourrait revenir dans l'escarcelle démocrate en novembre... si Mme Clinton est la candidate démocrate.
Selon le camp Clinton, la sénatrice de New York a réussi à rassembler sur son nom les électeurs blancs d'origine modeste qui avaient déserté le camp démocrate, comme dans l'Ohio et la Pennsylvanie, deux autres Etats-clefs dans la perspective de l'élection présidentielle de novembre.
De son côté le républicain John McCain s'est démarqué du président Bush en se disant favorable à un système de permis de polluer pour les entreprises américaines afin de lutter contre le réchauffement climatique. Pour lui, un tel système permettrait de "changer la dynamique de notre économie dans le secteur de l'énergie".
Source: yahoo news
dimanche 11 mai 2008
Zimbabwe: 56 membres de l'opposition ont été arrêtés
Le principal parti d'opposition affirme également que trente deux opposants zimbabwéens ont été tués dans les violences qui ont suivi les élections générales du 29 mars et trente autres sont portés disparus.
Cinquante-six partisans de l'opposition zimbabwéenne ont été arrêtés par la police à Shamva, une petite ville au nord-est de Harare, a indiqué, dimanche 11 mai, un avocat.
Le principal parti d'opposition du Zimbabwe a affirmé que trente deux opposants zimbabwéens ont été tués dans les violences qui ont suivi les élections générales du 29 mars et trente autres sont portés disparus.
"Trente deux personnes sont mortes, mais nous devons encore vérifier pour un certain nombre d'autres", a déclaré George Sibotshiwe, porte-parole du Mouvement pour le changement démocratique (MDC).
"Il y en a trente dont nous sommes sans nouvelles", a-t-il ajouté.
Le MDC avait auparavant chiffré à trente les victimes de violences issues de ses rangs.
Samedi, Morgan Tsvangirai a annoncé qu'il participerait au second tour de l'élection présidentielle. Il a cependant exigé un arrêt total des violences au Zimbabwe avant le second tour de la présidentielle et réclamé le déploiement d'une force de maintien de la paix de l'Afrique australe.
http://tempsreel.nouvelobs.com
Sport - F1 - GP de Turquie : Hamilton, le retour en grâce
«Je pense que c'est la meilleure course de ma vie». Ces mots ont-ils été prononcés par Felipe Massa ? Non, ils sont sortis dimanche après-midi de la bouche de Lewis Hamilton, qui n'a pourtant pas gagné le Grand Prix de Turquie. Si le Brésilien a été royal, la Formule 1 a retrouvé à Istanbul cet Hamilton princier qui avait illuminé la saison 2007 de son improbable sang froid, un renouveau de circonstance à deux semaines du Grand Prix de Monaco, là où McLaren-Mercedes réussit traditionnellement bien.
Maintenu dans une ombre relative depuis sa victoire inaugurale à Melbourne, le jeune Anglais a semé la zizanie dans la hiérarchie qui s'était dessinée avec les doublés réussis par Ferrari à Bahreïn et Barcelone. Deuxième devant Kimi Räikkönen avec une belle avance sur les BMW-Sauber, le prodige et son écurie ont titillé Massa avec une stratégie à trois arrêts démontrant une capacité à sortir des sentiers (re)battus et à oser des coups de poker comme la discipline en connait rarement désormais. «Je suis tout excité par ce résultat, s'est réjoui Hamilton. Ca n'est pas une question de victoire mais de ce sentiment que vous ressentez quand vous allez au bout de vous-même et de la voiture, comme cela s'est passé aujourd'hui. Avant la course, on avait prédit que je finirais cinquième, donc deuxième, ce n'est que du bonus.»
Les pneumatiques, nerf de la guerre
Vingt-quatre heures auparavant, c'était un autre Lewis Hamilton, plus irritable, qui s'était présenté devant la presse à l'issue des qualifications. Troisième, il regrettait d'avoir «choisi les mauvais pneus», avouant «ne pas bien sentir sa monoplace». Plus que toutes, les gommes tendres semblaient constituer un handicap fort. Un peu plus tard, il a avoué que son agacement était dû au fait qu'il... «avait besoin d'aller aux toilettes.» Véridique. Néanmoins, ces problèmes de gommes l'ont suivi tout le week-end et ont été à l'origine de sa stratégie particulière en course. «Avec Lewis, on connait quelques soucis structurels au niveau pneumatique, a précisé Ron Dennis. Les pneus étaient victimes d'un décollement interne, ce dont Bridgestone s'est occupé. On aurait pu faire deux arrêts mais nous avons préféré penser à la sécurité avant tout.»
La firme japonaise n'a pas vraiment apprécié la critique, rétorquant que si Hamilton «avait connu le même type de problèmes l'année dernière (à Istanbul), comme d'autre pilotes, leur construction avait été changée et renforcée», expliquant en substance que son style de pilotage était à l'origine des soucis. Hamilton a finalement calmé le jeu en affirmant qu'il «n'avait pas eu de problème avec les pneus en course», même si Ron Dennis laissait entendre que cela avait pu le priver d'aller chercher la victoire. Ce qui est déjà un progrès en soi alors que McLaren tentait plutôt de repasser devant BMW ces derniers temps. Quatrième et cinquième, Robert Kubica et Nick Heidfeld ont crié leurs limites en coeur : «C'était le maximum qu'on pouvait faire», là où Hamilton se réjouissait : «J'ai réussi à passer Massa à un moment et je pense vraiment qu'on a rattrapé le retard qui nous séparait de Ferrari.» X.C. (Photo Reuters)
http://www.lequipe.fr
samedi 10 mai 2008
USA - Pédophilie: Le chanteur R Kelly risque 15 ans de prison
Le procès pour pornographie à caractère pédophile du chanteur R. Kelly, star américaine du R'n'B, a débuté vendredi à Chicago.
De son vrai nom Robert Kelly, 41 ans, le chanteur comparaît six ans après son arrestation pour avoir filmé ses ébats avec une adolescente de 13 ans.
Il risque jusqu'à 15 ans de prison s'il est reconnu coupable des 14 chefs d'inculpation qui lui ont été notifiés.
Il plaide non coupable, et la tâche de l'accusation pourrait être compliquée par le fait que la présumée jeune victime, âgée aujourd'hui de 23 ans, refuse d'admettre qu'elle est l'adolescente filmée dans la vidéo, même si sa famille, ses amis et ses professeurs affirment la reconnaître.
Le scandale provoqué par cette vidéo de 26 minutes, dont l'existence avait été révélée par le Chicago Sun-Times avant d'être diffusée sur internet, semble avoir eu peu d'impact sur la popularité du chanteur.
R. Kelly avait sorti un album un an après son arrestation et a collaboré depuis avec de nombreuses stars dont Céline Dion.
http://jeanmarcmorandini.tele7.fr
Birmanie: La junte militaire a confisqué deux cargaisons d'aide de l'ONU
C'est ce qu'a constaté le Programme alimentaire mondial de l'ONU après l'arrivée de deux avions humanitaires destinés aux sinistrés du cyclone Nargis qui a fait au moins 60.000 morts et disparus et plus d'un million de sans-abri.
a junte birmane a confisqué deux autres cargaisons d'aide des Nations unies arrivées par avion et destinées aux sinistrés du cyclone Nargis, a affirmé samedi 10 mai le Programme alimentaire mondial (PAM) de l'ONU. Le PAM avait déjà eu vendredi deux cargaisons saisies par les autorités douanières birmanes à leur arrivée à Rangoun.
"La situation (des nouveaux arrivages) est similaire à celle des deux autres", a déclaré un porte-parole du PAM à Bangkok, Marcus Prior.
Le parti de l'opposante birmane Aung San Suu Kyi a d'ailleurs affirmé que le bilan du cyclone Nargis s'alourdissait "de jour en jour" à cause des restrictions imposées par la junte à l'aide humanitaire et a appelé l'ONU à envoyer une assistance "par tous les moyens".
"Les autorités imposent de nombreuses sortes de restrictions à l'aide internationale, notamment celle des Nations unies, si bien que le nombre de morts augmente de jour en jour", a estimé la Ligue nationale pour la démocratie (LND) de la lauréate du prix Nobel de la paix.
Deux camions
Le Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) a annoncé dans un communiqué depuis Genève que le premier convoi d'aide des Nations unies par voie terrestre en provenance de Thaïlande a atteint sans encombre la Birmanie afin d'apporter de l'aide aux victimes du cyclone Nargis, qui a fait au moins 60.000 morts et disparus et plus d'un million de sans-abri. L'arrivée de trois jours de fortes pluies prévue en fin de semaine prochaine risque encore d'aggraver la situation.
Deux camions transportant 20 tonnes de matériel dont des tentes et des bâches en plastique, ont atteint la frontière entre la Thaïlande et la Birmanie à 13H07 heure locale. "Nous espérons que (ce convoi) ouvrira un corridor humanitaire pour permettre à davantage d'aide internationale de parvenir aux victimes du cyclone", a déclaré Raymon Hall, représentant du HCR en Thaïlande cité par le communiqué.
Des responsables du HCR, présents à la frontière birmane, vont superviser le chargement du matériel sur des camions birmans et accompagner le convoi jusqu'à Rangoun, a précisé le communiqué.
187 millions de $ réclamés
Alors que les Nations unies lancent un appel d'urgence pour réunir 187 millions de dollars (121 millions d'euros) afin de venir en aide aux rescapés du cyclone pendant les trois prochains mois, l'ambassadeur de la Birmanie auprès de l'ONU, Kyaw Tint Swe, a assuré que la "Birmanie compte coopérer avec la communauté internationale pour faire à face à ce grand défi". L'ambassadeur birman a toutefois stipulé que l'aide doit être apportée de "façon ordonnée et systématique".
La Maison Blanche a annoncé de son côté que les généraux avaient finalement autorisé la venue d'un avion-cargo américain, un C-130 militaire, attendu lundi en Birmanie.
"Dans la bonne direction"
Ban Ki-moon a expliqué que le personnel de l'ONU discutait avec la junte pour sortir de l'impasse même si de "façon regrettable", les généraux ne sont pas entrés en contact directement avec lui. "Cela avance dans la bonne direction", a-t-il jugé, appelant "avec force" les dirigeants birmans "à faire tout ce qu'il peuvent pour faciliter cette aide".
Auparavant, le Programme alimentaire mondial (PAM) avait brièvement suspendu son aide après la confiscation de ses deux chargements parvenus jusque-là, dont 38 tonnes de biscuits hautement énergétiques, selon le porte-parole du PAM à Bangkok, Paul Risley. Le porte-parole du gouvernement, Ye Htut, a assuré que les autorités avaient voulu distribuer l'aide "sans retard".
Les Nations unies estiment qu'un million et demi d'habitants ont été "gravement affectés" par le cyclone Nargis du 3 mai, qui a fait selon les autorités birmanes au moins 23.335 morts et 37.019 disparus. La faim et les épidémies menacent, et certaines zones sinistrées sont très difficiles d'accès.
Premiers cas d'épidémie
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a fait état de cas de diarrhée et de dysenterie, mais le régime militaire a campé sur son isolationnisme, à la veille d'un référendum constitutionnel contesté par l'opposition. Il a soutenu jusqu'ici que le meilleur moyen de l'aider consiste à lui dépêcher du matériel, pas des hommes, et a renvoyé à l'expéditeur un avion-cargo dans lequel l'aide était accompagnée sans autorisation préalable par une équipe de secours et des médias.
La Croix-Rouge internationale estimait vendredi que les personnels humanitaires ont pu avoir accès à 220.000 victimes de Nargis en Birmanie, sur les quelque 1,9 million de personnes affectées par le cyclone.
Le personnel birman et étranger des organisations humanitaires sur place avant le cyclone assiste déjà les sinistrés mais depuis samedi les nouvelles demandes de visa restent sans résultat. Le PAM dit en avoir déposé dix.
Des villages entiers du delta de l'Irrawaddy, la région la plus durement frappée par Nargis, se trouvent sous les eaux. "Beaucoup (de cadavres humains et animaux) ne sont pas enterrés et traînent dans l'eau. Ils ont commencé à pourrir. La puanteur dépasse tous les mots", constate Anders Ladegaard, secrétaire général de la Croix-Rouge danoise, arrivé à Rangoon vendredi.
Vingt mille sacs seront distribués à des volontaires pour ramasser les dépouilles mortelles. Ce responsable a aussi témoigné des difficultés pour "acheminer l'aide dans le pays, puis dans le delta". "Il n'y a presque pas de bateaux ou d'hélicoptères, c'est vraiment une opération cauchemardesque à organiser."
Doutes sur la récolte
Des milliers d'enfants pourraient être devenus orphelins, des milliers de victimes se serrent dans les monastères bouddhistes, et Action contre la faim s'inquiète pour les rizières. "La région du delta est connue comme étant le grenier du pays, et le cyclone a frappé avant la récolte. Si la récolte a été détruite", prévient l'organisation, "cela aura un impact dévastateur sur la sécurité alimentaire de la Birmanie".
A Rangoon, la plus grande ville du pays, le prix de l'eau a été multiplié par 500, et ceux du riz et l'huile ont grimpé de 60% en trois jours, rapporte ACF. Le référendum sur la nouvelle Constitution, qui devrait renforcer les pouvoirs des militaires, a été reporté au 24 mai dans la capitale économique et dans les zones les plus sinistrées du pays, mais sur le reste du territoire, la dictature maintient le scrutin malgré les appels lancés notamment par l'ONU.
Pendant ce temps, l'aide internationale continue de s'accumuler de l'autre côté de la frontière, en Thaïlande, où de nombreux humanitaires attendent le feu vert de la Birmanie. Des navires, des avions sont prêts à intervenir dans toute la région, mais seule une aide limitée arrive à passer.
"Croyez-moi, le gouvernement n'autorisera jamais des étrangers à pénétrer dans la zone dévastée", estimait vendredi Joseph Kyaw, commerçant à Rangoon. "Le gouvernement ne se soucie que de son maintien. Il se moque de la situation désastreuse du peuple." (avec AP)
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USA: Semaine noire pour Hillary Clinton
La semaine qui s’achève aura sans doute été fatale à Hillary Clinton. Après sa piètre victoire dans la primaire de l’Indiana et sa défaite en Caroline du Nord, la presse l’a déjà disqualifiée de la course à l’investiture démocrate. Et tout cela commence à avoir de l’effet sur les super délégués, les « grands électeurs » du Parti démocrate, qui ont le droit de vote à la convention et élisent le candidat de leur choix.
Hillary Clinton semble bien être aussi sur le point de perdre la bataille des super délégués. Partie en début d’année avec une centaine de voix d’avance sur Barack Obama, elle est aujourd’hui rattrapée et en voie d’être dépassée par le sénateur de l’Illinois.
Plus de 500 de ces quelque 800 grands électeurs du Parti démocrate ont désormais fait savoir vers qui pencherait leur suffrage, mais le pire, pour Hillary Clinton, c’est qu’ils peuvent tourner casaque à tout moment. Et c’est semble-t-il ce qui est en train de se passer; Ce vendredi, un parlementaire du New Jersey, partisan de la première heure de Madame Clinton, a publiquement annoncé qu’il changeait de camp.
Toujours ce vendredi, John Edwards, le candidat arrivé honorable troisième dans cette course à l’investiture, a clairement laissé entendre qu’il trouverait normal que Barack Obama soit le candidat du parti à l’élection présidentielle.
Hillary Clinton continue de battre campagne à un rythme effrené, même si certains de ses conseillers laissent désormais entendre qu’ils lui cherchent dorénavant une sortie honorable. Et la presse, qui a déjà couronné Barack Obama, spécule maintenant sur la date de la fin de la course à l’investiture.
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France : L'esclavage et la traite des noirs seront enseignés en primaire dès la rentrée
C'est ce qu'a annoncé Nicolas Sarkozy à l'occasion de la journée pour la mémoire de l'esclavage. Par ailleurs, plusieurs associations ont appelé à manifester à Paris pour commémorer le 160ème anniversaire de l'abolition.
A l'occasion de la journée pour la mémoire de l'esclavage, Nicolas Sarkozy a annoncé, samedi 10 mai, que "la traite des noirs, l'esclavage ainsi que leur abolition" seraient inscrits dans les manuels scolaires de l'enseignement primaire dès la rentrée prochaine. "Cette histoire doit être inscrite dans les manuels scolaires afin que nos enfants puissent comprendre ce qu'a été l'esclavage, puissent mesurer les souffrances que l'esclavage a engendrées, les blessures qu'il a laissées dans l'âme", a-t-il dit.
"La traite des noirs ainsi que l'abolition seront donc introduites dans les nouveaux programmes de l'école primaire dès la rentrée prochaine", a-t-il ajouté.
Lors de cette cérémonie de commémoration dans le jardin du Luxembourg à Paris, le chef de l'Etat a prononcé une allocution dans laquelle il a notamment fait référence à Aimé Césaire, le poète martiniquais récemment disparu.
Plusieurs personnalités étaient présentes aux côtés du chef de l'Etat: Christian Poncelet, président du Sénat, les ministres Michèle Alliot-Marie (Intérieur), Christine Albanel (Culture) et Yves Jégo, secrétaire d'État chargé de l'Outre-mer.
Patrick Karam, délégué interministériel pour l'égalité des chances des Français d'Outre-mer, ont également participé à cette cérémonie.
23 mai, journée pour les Français d'Outre-mer de l'hexagone
Le président de la République a également annoncé que le 23 mai deviendrait "une journée commémorative" de l'abolition de l'esclavage "pour les associations qui regroupent les Français d'Outre-mer de l'hexagone et qui souhaitent célébrer le passé douloureux de leurs aïeux". Cependant le choix du 10 mai par Jacques Chirac avait été contesté par les principales associations de Français originaires d'outre-mer.
Le prédécesseur de Nicolas Sarkozy s'était appuyé sur les recommandations d'un comité "ad hoc" présidé par l'écrivain Maryse Condé, originaire de Guadeloupe.
Des associations et des partis, comme le PS, militaient pour le 23 mai, date d'une marche qui avait réuni en 1998 à Paris 40.000 Français originaires des Antilles, de Guyane et de La Réunion.
Bon nombre d'associations ultra-marines ont continuer à boycotter la date du 10 mai, jugée par elles illégitime.
Dans une circulaire du Premier ministre début mai, l'Etat a finalement décidé de reconnaître le 23 mai comme date commémorative en métropole pour les associations regroupant les Français d'outre-mer.
Première commémoration en 2007
L'abolition de l'esclavage en 1848 avait été commémorée pour la première fois en France le 10 mai 2007, six jours après l'élection du président Sarkozy et dix jours avant sa prise de fonction officielle. Il était apparu, pour l'occasion, aux côtés du président sortant Jacques Chirac.
Au cours de cette cérémonie, qui s'était également déroulée dans le jardin du Luxembourg, un extrait du chant "la liberté des nègres" et des poèmes avaient été lus par de jeunes élèves. Puis Jacques Chirac avait inauguré une sculpture - "Le Cri, l'Ecrit" - de l'artiste français Fabrice Hyber, constituée de trois maillons d'une chaîne brisée.
L'artiste avait alors affirmé que cette sculpture de bronze symbolisait "le cri, marque de l'abolition de l'esclavage, un asservissement aboli par les textes, mais aussi la mise en garde contre l'esclavage moderne".
Pusieurs manifestations à l'appel d'associations noires sont prévues samedi à Paris, allant de "la marche des libertés" du Conseil représentatif des associations noires (Cran) à un défilé plus traditionnel du Collectif des fils et filles d'Africains déportés (Coffad).
Rama Yade rend hommage à Toussaint Louverture
La secrétaire d'Etat aux Droits de l'Homme a participé dans le même temps à une cérémonie de commémoration "des mémoires de la traite négrière, de l'esclavage et de leurs abolitions", au Château de Joux à La Cluse-et-Mijoux (Doubs).
"Il n'y a pas de leçon de l'histoire sans pédagogie de la mémoire" a-t-elle déclaré devant le buste de Toussaint Louverture qui s'est battu pour la libération des esclaves haïtiens avant d'être enfermée en août 1802 au Château de Joux où il mourut en avril 1803.
"L'esclavage fut une abomination une meurtrissure au coeur de l'histoire des hommes" a ajouté la secrétaire d'Etat.
Egalement présent, le secrétaire d'Etat à la Coopération et à la Francophonie, Alain Joyandet, maire de Vesoul (Haute-Saône), a rappelé que Toussaint Louverture "fut l'instaurateur de la plus ancienne République noire du monde, Haïti".
"C'est aussi pour cela, a-t-il déclaré, que la France se doit de mobiliser la communauté internationale pour soutenir le développement de Haïti, pays parmi les plus pauvres qui a été marqué ces dernières semaines par des émeutes liées à la crise alimentaire".
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vendredi 9 mai 2008
Khartoum reproche à la France d'héberger un chef rebelle du Darfour
L'agence de presse étatique soudanaise a indiqué jeudi que le Soudan reproche à la France d'offrir l'asile politique à un chef rebelle du Darfour qui refuse de participer à des négociations de paix.
Abdoulwahid Elnour, à la tête chef du Mouvement de libération du Soudan (MLS), vit en France depuis plusieurs mois et son permis de séjour a récemment été prolongé jusqu'au mois de juin.
Convoquée au ministère des Affaires étrangères soudanais jeudi, l'ambassadrice de France au Soudan Christine Robichon s'est vu demander des explications sur la prolongation du droit de séjour d'Elnour par Paris. Un diplomate proche du dossier, qui a requis l'anonymat, a confirmé que la rencontre avait eu lieu.
Abdoulwahid Elnour a refusé à plusieurs reprises de participer à des négociations de paix avant que le calme soit restauré dans le pays.
Selon l'agence de presse soudanaise, Mme Robichon a déclaré ne pas connaître les motivations de son gouvernement et promis de demander des éclaircissements à sa hiérarchie.
Khartoum estime que la France ne fait pas suffisamment d'efforts pour convaincre Elnour de participer aux pourparlers de paix.
Alors que la France parle de restaurer la paix au Darfour, elle s'interdit d'envoyer un message fort à Elnour, a estimé le conseiller présidentiel et ancien ministre des Affaires étrangères soudanais Moustafa Osman Ismail. "Les Français parlent d'impunité, mais la pratique du gouvernement français représente la plus grande forme d'impunité", a-t-il déclaré.
Le conflit du Darfour, qui oppose des tribus africaines au gouvernement en majorité arabe, a fait au moins 200.000 morts depuis le début des combats en 2003 et provoqué le déplacement de quelque 2,5 millions de personnes.
Source: yahoo news
http://www.editoweb.eu
Birmanie: Rangoon n'accepte pas d'équipes de secours de l'étranger
Malgré les appels à répétition de la communauté internationale, les autorités birmanes ne sont pas prêtes à ouvrir les frontières pour laisser entrer l’aide internationale. Elles préfèrent recevoir les aides et « les faire transporter par ses propres travailleurs dans les zones affectées ».
Les avions chargés de nourriture, d'eau, de médicaments, attendent le feu vert du régime birman pour porter assistance à la population sinistrée mais ce feu vert ne vient toujours pas. Vendredi, un communiqué du ministère birman des Affaires étrangères a même affirmé que le pays n'était « pas prêt » à accepter des équipes de secours, ainsi que des journalistes, en provenance de pays étrangers. Les autorités préfèrent gérer par leurs propres moyens l'aide en provenance de l'étranger.
La junte birmane avait déjà refoulé mercredi un avion du Qatar rempli d'aide humanitaire. Mais un avion du Programme alimentaire mondial (PAM) a pu atterrir hier à Rangoon.
Les Etats-Unis ont débloqué plus de 3 millions de dollars d'aide pour les victimes du cyclone, mais ne parviennent toujours pas à trouver un moyen d'acheminer cette aide. L'ambassadeur américain aux Nations unies se dit « indigné » par la lenteur de la réponse des autorités birmanes aux propositions d'aide internationale.
http://www.rfi.fr
Zimbabwe: première visite de Mbeki à Harare depuis l'annonce des résultats
Le président sud-africain Thabo Mbeki, médiateur régional dans la crise du Zimbabwe, a effectué vendredi sa première visite à Harare depuis l'annonce des résultats controversés de l'élection présidentielle du 29 mars, publiées il y a juste une semaine.
Mbeki, critiqué pour sa mansuétude envers son homologue zimbabwéen Robert Mugabe, a été accueilli par le chef de l'Etat à l'aéroport international de Harare. Les deux hommes se sont ensuite rendus au siège de la présidence, a constaté une journaliste de l'AFP.
Le flou régnait vendredi sur un éventuel rendez-vous avec l'opposition, qui a revendiqué la victoire à la présidentielle de son leader Morgan Tvansgirai, dès le premier tour avec plus de 50%. Le résultat officiel ne lui accorde que 47,9%, contre 43,2% à Mugabe, rendant nécessaire un second tour.
Les entretiens de Mbeki se déroulent "dans le cadre de son mandat de médiateur de la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC)" dans la crise zimbabwéenne, a indiqué Ronnie Mamoepa, porte-parole du ministère des Affaires étrangères sud-africain.
Tvansgirai n'est pas au Zimbabwe actuellement. Mais, interrogé sur une éventuelle rencontre de Mbeki avec d'autres responsables du Mouvement pour le changement démocratique (MDC, opposition), Mamoepa s'est refusé à préciser quels seraient les interlocuteurs du médiateur. De son côté, le MDC, qui a aussi remporté la majorité des députés le 29 mars, a indiqué qu'il n'avait reçu aucune invitation de Mbeki. "Nous savons qu'il rencontre le président Robert Mugabe, mais nous n'avons aucune information officielle sur un rendez-vous avec le MDC ou ses dirigeants", a déclaré George Sibotshiwe, porte-parole de Tsvangirai.
Ce dernier, menacé d'être poursuivi pour trahison, a quitté le pays depuis plusieurs semaines et rencontre dirigeants africains et diplomates pour accentuer la pression en vue d'un départ de Mugabe, 84 ans dont 28 au pouvoir.
Les dirigeants de la SADC, qui regroupe 14 pays, ont demandé à Mbeki de poursuivre sa médiation entre la Zanu-FP (Union nationale africaine du Zimbabwe-Front patriotique) de Mugabe et le MDC lors d'un sommet en Zambie le mois dernier.
Cependant, quelques jours plus tard, Tsvangirai, qui avait déjà reproché à Mbeki de manquer de courage face à Mugabe, a demandé à ce qu'il soit "relevé de sa tâche" de médiateur.
Le président sud-africain s'est toujours refusé à critiquer le plus âgé des chefs d'Etat africains bien que son pays paye à prix fort l'effondrement de l'économie de son voisin du nord. Quelque trois millions de Zimbabwéens auraient émigré en Afrique du Sud, fuyant plus de 80% de chômage et une inflation frôlant les 165.000% sur leur terre natale.
De nombreux dirigeants internationaux se sont inquiétés de la violence régnant au Zimbabwe depuis les élections. Mais Mbeki est resté silencieux, se contentant d'envoyer sur place une mission d'enquête. Les affirmations de l'opposition que 30 de ses partisans ont été tués par des pro-Mugabe ont été contestées par les autorités qui ont accusé des opposants d'incendies volontaires.
Les violences ajoutent à la tension régnant au Zimbabwe, où les résultats du premier tour de la présidentielle n'ont été publiés que cinq semaines après le scrutin, la date du second tour restant à fixer. Celui-ci devrait théoriquement se tenir d'ici le 24 mai. Mais la commission électorale a déjà averti que l'attente pourrait durer.
Dans le même temps, la pression diplomatique s'accroît afin que le Zimbabwe accepte des observateurs du monde entier au second tour. Seuls des observateurs africains et de pays amis, tels que la Chine, ont assisté au premier.
Tsvangirai doit de son côté faire savoir s'il y participera. Mais jeter l'éponge signifierait automatiquement un 6e mandat pour Mugabe.
© 2008 AFP
ISRAËL : Ehoud Olmert démissionnera s'il est inculpé
Officiellement soupçonné de corruption, le Premier ministre israélien Ehoud Olmert dément avoir reçu des contributions de campagnes illégales d'un citoyen américain et s'engage à démissionner s'il est inculpé.
Cible d'une enquête pour corruption, le Premier ministre israélien Ehoud Olmert a assuré, jeudi 8 mai au soir, n'avoir jamais reçu de contributions de campagnes illégales d'un citoyen américain et s'est engagé à démissionner s'il devait être inculpé.
"En vous regardant tous dans les yeux, je vous dit que je n'ai jamais reçu de pots de vin, jamais pris un centime pour moi", a-t-il assuré dans une déclaration radiotélévisée en direct depuis sa résidence officielle.
"Je démissionnerai"
"J'ai été élu par vous, citoyens d'Israël pour être le Premier ministre et je ne compte pas esquiver cette responsabilité", a-t-il ajouté. "Dans le même temps, et même si la loi ne m'y oblige pas, je démissionnerai de mon poste si le procureur général décide de m'inculper".
Le Premier ministre s'est exprimé après que les médias israéliens eurent dévoilé des détails de l'enquête, la justice israélienne venant de lever une partie des restrictions pesant sur ces informations.
Selon les médias, Ehoud Olmert est soupçonné d'avoir accepté plusieurs centaines de milliers de dollars de contributions illégales récoltées par un citoyen américain Morris "Moshe" Talansky, alors qu'il était maire de Jérusalem.
Ehoud Olmert a reconnu jeudi soir que Moshe Talasnky l'avait aidé à récolter des fonds lors de plusieurs campagnes électorales, mais assuré que les contributions n'étaient illégales. Il a expliqué qu'un avocat gérait ses finances et que tout était légal.
Des contributions illégales
Selon la chaîne de télévision israélienne Channel 10, Morris Talansky aurait servi d'intermédiaire pour récolter des contributions de campagne illégales. Selon Channel 2, Ehoud Olmert est soupçonné d'avoir reçu plusieurs centaines de milliers de dollars en liquide de l'Américain lors de plusieurs rencontres. La police ignorerait l'usage qui aurait été fait de ces sommes, d'après la chaîne.
Avant même que la justice n'autorise la divulgation des détails de l'enquête, les adversaires d'Ehoud Olmert l'avaient appelé à démissionner. Ehoud Olmert, Premier ministre depuis 2006, est déjà la cible de quatre autres enquêtes, notamment, mais n'a jamais été inculpé ni condamné. Il assure n'avoir jamais enfreint la loi.
Le procureur général d'Israël a ordonné deux enquêtes criminelles sur des soupçons d'irrégularités alors qu'il était ministre du Commerce. Il est également soupçonné d'irrégularités lors de l'achat d'une maison à Jérusalem.
En novembre, la police a recommandé que soit close une autre enquête sur des allégations selon lesquelles il aurait tenté d'orienté la vente d'une banque publique en faveur de partisans.
(AP)
USA: Barack Obama propose à Clinton la vice-présidence des Etats Unis s’il est investi
Barack Obama n’exclut pas de choisir Hillary Clinton pour la vice-présidence s’il parvient à être investi comme candidat démocrate à la présidentielle du 4 novembre aux dépens de la sénatrice de New York.
L’hypothèse d’un ticket Obama-Clinton s’est renforcée après les primaires de l’Indiana et de la Caroline du Nord, qui se sont soldées mardi à l’avantage du sénateur de l’Illinois.
"Elle est qualifiée pour être vice-présidente, ça ne fait aucun doute. Elle est qualifiée pour être présidente, ça ne fait aucun doute", a déclaré Obama jeudi sur NBC News.
"Elle est infatigable, intelligente. Elle est capable. Et de manière si évidente qu’elle serait présélectionnée par n’importe qui comme candidate potentielle à la vice-présidence", a ajouté Barack Obama, qui s’est largement imposé en Caroline du Nord et a failli battre sa rivale dans l’Indiana.
Certains démocrates estiment qu’un ticket Obama-Clinton serait une équipe redoutable contre le républicain John McCain à l’élection du 4 novembre.
Selon une enquête CBS News/New York Times publiée la semaine dernière, une majorité des partisans d’Obama comme de Clinton serait favorable à ce "Dream Ticket" ("ticket de rêve").
L’entourage de Clinton se refuse à tout commentaire pour l’instant. Howard Wolfson, porte-parole de la sénatrice, a jugé mercredi la discussion prématurée, assurant qu’il n’avait jamais entendu Hillary Clinton exprimer un quelconque intérêt pour la vice-présidence.
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Belgique - Psychodrame au parlement entre Flamands et francophones
Le droit pour les francophones vivant dans la périphérie flamande de Bruxelles de voter pour des listes de leur communauté a provoqué un clash.
La crise n'a été évitée qu'au prix d'un artifice de courte durée. Mais le Premier ministre Yves Leterme en sort grandement fragilisé.
Le gouvernement belge a survécu au choc. Mais la majorité et le Premier ministre Yves Leterme sortent considérablement affaiblis de l'épreuve. Vendredi vers deux heures du matin, après des heures de débat et de bataille de procédure, les partis flamands de la Chambre fédérale des députés ont voté pour inclure à l'ordre du jour la proposition de scinder le seul arrondissement électoral bilingue du pays, l'arrondissement Bruxelles-Hal-Vilvorde, dit "BHV". Ce que les députés francophones jugent inacceptable : une telle mesure enlèverait aux plus de 100.000 francophones vivant dans la périphérie flamande autour de Bruxelles le droit de voter pour des candidats francophones se présentant dans la capitale.
La crise couvait depuis des mois. Automatiquement majoritaires au Parlement puisqu'ils représentent 60% de la population belge, les députés flamands étaient assurés de pouvoir ajouter ce point à l'agenda dès lors que le vote avait lieu. Mais les francophones avaient prévenu qu'ils en feraient un casus belli. Immédiatement après le vote, ils ont d'ailleurs déposé des amendements sur ce projet de scission à examiner par le Conseil d'Etat, entraînant la suspension des travaux du Parlement jusqu'au 16 mai. Ils pourraient en outre lancer dès vendredi une procédure dite du "conflit d'intérêt" devant le parlement de la région de Bruxelles, ce qui gèlerait le parcours législatif de la proposition durant 120 jours.
Les enjeux de la frontière linguistique
Cet imbroglio est essentiellement dû à la crainte des partis politiques flamands de se faire déborder par plus nationalistes qu'eux. Pour eux, "BHV" est un dossier symbolique, puisqu'il permettrait de faire coller définitivement la frontière linguistique avec les limites d'une Flandre indépendante. Les francophones réclament pour leur part que le litige soit réglé, comme Yves Leterme l'avait promis en mars, lors d'une négociation plus large sur l'organisation de l'Etat d'ici la mi-juillet, ce qui leur permettrait, espèrent-ils, d'obtenir des "compensations". Mais on voit mal aujourd'hui les contours d'un accord sur ce dossier empoisonné alors que les relations entre Flamands et francophones sont au plus bas.
Yves Leterme a en outre démontré qu'il n'était pas écouté de ses troupes, puisqu'il n'est pas parvenu à convaincre son propre parti d'attendre le mois de juillet pour trouver une solution. Une situation qui fait apparaître la majorité comme extrêmement fragilisée ; les francophones ne devraient cependant pas claquer la porte du gouvernement dans l'immédiat, selon les analystes, la convocation d'élections anticipées paraissant risquée pour des partis qui se sont querellés sur des questions pas vraiment vues comme prioritaires par la population depuis les législatives de juin 2007.
D'après agence
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Liban: le Hezbollah contrôle l'ouest de Beyrouth, les combats ont cessé
Le puissant mouvement chiite libanais Hezbollah a chassé vendredi après 48 heures de combats meurtriers ses rivaux de quartiers entiers de l'ouest de Beyrouth, où l'armée a pris position dans les rues et autour de bâtiments officiels.
"Il n'y a plus d'affrontements car personne ne fait face aux combattants de l'opposition" emmenée par le Hezbollah et soutenue par la Syrie et l'Iran, a déclaré un responsable de la sécurité libanaise sous couvert de l'anonymat.
Des membres du Hezbollah tiraient en l'air en signe de joie dans certains quartiers, d'où ont été évincés les membres du parti du Courant du Futur, le parti de Saad Hariri, un pilier de la majorité parlementaire antisyrienne.
Plusieurs militants armés chiites du Hezbollah et d'Amal étaient présents dans les rues désertes du secteur ouest de la capitale, à majorité musulmane. Ils arrêtaient des hommes en civil et les livraient à l'armée dans le quartier sunnite Tarik Jdidé.
L'armée libanaise, traditionnellement chargée au Liban du maintien de l'ordre, et les forces anti-émeutes, équipées de chars, patrouillaient les quartiers mais n'étaient pas intervenues dans les combats à l'arme automatique et aux roquettes RPG, particulièrement violents la veille, faisant au moins 11 morts et des dizaines de blessés.
Les affrontements avaient baissé d'intensité en début d'après-midi avant de cesser.
Une source proche du Courant du Futur a indiqué que le parti avait confié l'ensemble de ses locaux dans les zones désormais sous contrôle du Hezbollah à l'armée et fait évacuer ses membres pour éviter davantage de confrontation.
Selon un porte-parole, l'armée est déployée en force pour protéger "le siège du gouvernement, la Banque centrale et l'entourage des résidences de M. Hariri et Walid Joumblatt (un autre pilier de la majorité)" à Beyrouth. Les principaux axes routiers de Beyrouth sont aussi contrôlés par l'armée, a-t-il dit.
Le Hezbollah a aussi forcé, par des menaces, tous les médias appartenant à la famille Hariri à fermer, selon un responsable du groupe médiatique. Une roquette a même touché le mur d'enceinte de la résidence de M. Hariri, selon son entourage.
Dans le quartier de Ras al-Nabeh, des partisans de l'opposition ont fait irruption dans deux bureaux du mouvement de M. Hariri et accroché des posters du président syrien Bachar al-Assad sur les balcons.
Petit signe de détente, au nord, la route internationale reliant la ville de Tripoli a été rouverte après une fermeture de quelques heures. Dans la Békaa (est), toutes les routes ont été débloquées à l'exception de celle menant à la frontière syrienne. La route reliant Beyrouth au sud a également été rouverte.
Mais la route de l'aéroport international de Beyrouth, bloquée depuis mercredi par l'opposition, est toujours inaccessible et le trafic aérien reste quasi-paralysé. Le port de Beyrouth a aussi cessé toute activité pour le moment.
Les dernières violences au Liban avaient éclaté mercredi quand une grève sur des revendications sociales avait été transformée par le Hezbollah en un mouvement de désobéissance civile qui a dégénéré en heurts.
Ces heurts s'étaient intensifiés après un discours du chef du Hezbollah Hassan Nasrallah qui avait qualifié jeudi de "déclaration de guerre" des décisions du gouvernement à son encontre, visant notamment le réseau de télécommunications du mouvement. Il l'avait sommé de revenir sur ces décisions et d'accepter un dialogue national.
La majorité avait fait une contre-proposition qui a été rejetée par l'opposition.
M. Assad, dont le pays a contrôlé le Liban pendant près de 30 ans avant d'être contraint d'en évacuer ses troupes en 2005, a jugé la crise comme "une affaire intérieure libanaise" et appelé à un dialogue interlibanais.
L'Arabie saoudite et l'Egypte, alliés du gouvernement libanais, ont demandé une réunion arabe ministérielle d'urgence, alors qu'Israël a mis en cause l'Iran et le Hezbollah dans la responsabilité des combats. L'Iran, en revanche, a imputé la responsabilité de la crise à Israël et aux Etats-Unis.
La presse libanaise et arabe s'est alarmée du spectre d'un retour à la guerre civile qui avait dévasté le Liban de 1975 à 1990, des craintes ravivées par la grave crise politique qui sévit dans le pays depuis fin 2006, l'opposition et la majorité n'arrivant pas s'entendre sur un partage du pouvoir.
Cette crise a empêché l'élection d'un président de la République, poste vacant depuis novembre 2007. La majorité accuse la Syrie et l'Iran de bloquer une solution via leurs alliés, tandis que l'opposition reproche à la coalition au pouvoir d'être inféodée à Washington.
Anwar Amro AFP ¦ Un combattant libanais fait le signe de la victoire devant un portrait du président syrien Assad, le 9 mai 2008 à Beyrouth
© 2008 AFP
jeudi 8 mai 2008
MTN Nigéria annonce 277 milliards CFA de bénéfices en 2007
Le 20 Mars dernier, le CEO de MTN Nigéria, Ahmad Farroukh a annoncé devant la presse nigériane que son entreprise avait réalisé un bénéfice net après impôts de 78 milliards de Naïras (environ 277 milliards CFA) au 31 Décembre 2007; après avoir payé un impôt de 60 milliards de Naïras (environ 213 milliards CFA) à l’Etat nigérian.
MTN Nigéria avait à Décembre 2007 16,5 millions d’abonnés.
Le groupe MTN, présent plusieurs pays africains a réalisé au total en 2007 un bénéfice de 73,1 milliards de Rands (environ 3.740 milliards CFA !!!)
Peut-être MTN Cameroon pourrait emboîter le pas de MTN Nigéria dans cette voie de la transparence financière?
http://www.20mai.net
USA: Sport - Basket-ballLes Lakers confirment
Mercredi, les Los Angeles Lakers ont remporté le deuxième match de leur série face à Utah (120-110). A l’Est, Orlando est revenu dans la course en battant Detroit (111-86). Les Pistons ne mènent plus que 2-1 dans la série.
Il l’avait tellement attendu qu’il se devait de le fêter dignement. Pour célébrer son titre de MVP (Most Valuable Player) de la saison, Kobe Bryant a offert une très belle partition aux spectateurs du Staple Center lors du match 2 contre les Jazz. Avec 34 points, 8 rebonds et 6 passes décisives, l’arrière des Lakers a une nouvelle fois été le grand artisan de la victoire des siens face à Utah (120-110). Avant le match, le n°24 de la franchise californienne avait pourtant eu droit à son lot d’émotion. Après avoir reçu le trophée de MVP des mains de David Stern, Bryant a dû répondre à l’hommage des 18 000 spectateurs qui chantaient à sa gloire.
« Je ne sais pas quoi dire, les mots me manquent, a-t-il expliqué avant de chauffer encore plus le public. Je vous aime tellement. Nous allons joueur jusqu’en juin (ndlr : date de la finale NBA). Que la fête commence. » Survolté par cette ambiance toute entière acquise à sa cause, Bryant a donc livré un excellent match, bien aidé par Pau Gasol (20pts, 5rbs, 5pds, 5ctrs) et par Derek Fisher (22pts). Ces Lakers là seront difficiles à arrêter. Les hommes de Phil Jackson n’ont toujours pas perdu en play-offs, et restent sur 6 victoires d’affilée. Dans ce contexte, Ronny Turiaf, qui se remet de sa maladie, a du mal à trouver du temps de jeu. Mercredi, l’intérieur français n’a disputé que 11 minutes pour 2 petits points.
A l’Est, Detroit pourrait bien avoir perdu plus qu’un match contre Orlando (111-86). Les Pistons ont en effet dû se passer des services de Chauncey Billups pendant une grande partie du match. Le meneur de jeu de Detroit s’est blessé à la cuisse droite dans le premier quart-temps et n’a pu revenir sur le terrain. Les Pistons semblaient perdus face à une équipe d’Orlando emmenée par le duo Lewis (33pts, 6rbs, 5pds) - Howard (20pts, 12rbs). Orlando revient donc à 2-1 dans la série. De son côté, Detroit espère pouvoir récupérer son meneur de jeu pour le match 4 en Floride, samedi.
DEMI-FINALES
CONFERENCE EST
Detroit Pistons (2) - Orlando Magic (3) : 2-1
Samedi 3 mai 2008 : Detroit Pistons - Orlando Magic : 91-72
Lundi 5 mai 2008 : Detroit Pistons - Orlando Magic : 100-93
Mercredi 7 mai 2008 : Orlando Magic - Detroit Pistons : 111-86
Samedi 10 mai 2008 : Orlando Magic - Detroit Pistons
Mardi 13 mai 2008 : Detroit Pistons - Orlando Magic
Jeudi 15 mai 2008 (si nécessaire) : Orlando Magic - Detroit Pistons
Dimanche 18 mai 2008 (si nécessaire) : Detroit Pistons - Orlando Magic
CONFERENCE OUEST
Los Angeles Lakers (1) - Utah Jazz (4) : 2-0
Dimanche 4 mai 2008 : Los Angeles Lakers - Utah Jazz : 109-98
> Stats de Ronny Turiaf (LAL) : 18 minutes de jeu, 2 points (1 sur 5 aux tirs), 1 rebond, 1 passe décisive, 2 fautes, 4 contres
Mercredi 7 mai 2008 : Los Angeles Lakers - Utah Jazz : 120-110
> Stats de Ronny Turiaf (LAL) : 11 minutes de jeu, 2 points (1 sur 2 aux tirs), 2 rebonds, 3 fautes, 2 balles perdues, 1 contre
Vendredi 9 mai 2008 : Utah Jazz - Los Angeles Lakers
Dimanche 11 mai 2008 : Utah Jazz - Los Angeles Lakers
Mercredi 14 mai 2008 (si nécessaire) : Los Angeles Lakers - Utah Jazz
Vendredi 16 mai 2008 (si nécessaire) : Utah Jazz - Los Angeles Lakers
Lundi 19 mai 2008 (si nécessaire) : Los Angeles Lakers - Utah Jazz
V.D.
http://www.sport365.fr
Tibet: les émissaires du Dalai Lama et ceux de Pékin vont de nouveau se rencontrer
Les émissaires tibétains du dalaï lama et des représentants de la Chine vont bientôt entamer un nouveau cycle de négociations formelles, interrompues depuis l'été 2007, suite à un entretien informel dimanche en Chine, a annoncé jeudi l'un des envoyés tibétains.
Les deux camps, qui se sont vus dimanche dans le sud de la Chine, sont tombés d'accord sur le principe d'une poursuite de leur dialogue entamé en 2002 et qui avait été suspendu il y a moins d'un an, a indiqué cet émissaire tibétain, Lodi Gyari, depuis la bourgade de Dharamsala où le dalaï lama vit réfugié depuis 1959.
"Malgré des différences fondamentales sur des questions d'importance, les deux parties ont fait montre de leur volonté de trouver un terrain d'entente et chaque camp a fait des propositions concrètes qui pourraient être inscrites au menu de futures discussions", a déclaré dans un communiqué l'émissaire tibétain. "En conséquence, un accord a été conclu pour poursuivre le cycle formel de discussions. Une date pour un septième cycle (de pourparlers) devrait être trouvée après consultations", a précisé M. Gyari.
Les exilés tibétains et Pékin négociaient officiellement depuis 2002. Mais la position des Chinois s'est "durcie" en 2006, selon le dalaï lama, et les derniers entretiens directs, formels et officiels remontent à juin-juillet 2007.
L'entrevue "informelle" sino-tibétaine de dimanche, qui s'est déroulée à huis clos à Shenzen, était la première --connue et rendue publique-- entre les deux parties en près d'un an. Elle a eu lieu à trois mois des jeux Olympiques et après des semaines de pressions internationales sur Pékin à la suite des troubles au Tibet.
Les deux émissaires du dalaï lama, qui ont rencontré dimanche en Chine des représentants de Pékin, leur ont demandé de libérer les prisonniers tibétains arrêtés lors des troubles au Tibet en mars, a annoncé jeudi l'un de ces deux envoyés. "Nous avons appelé à la libération des prisonniers, à ce que les personnes blessées reçoivent des soins médicaux appropriés et à ce qu'il y ait un accès sans restriction pour leurs visiteurs, dont les médias", a déclaré le Tibétain Lodi Gyari.
"Nous avons aussi demandé la fin de la campagne de +rééducation patriotique+ (par la Chine au Tibet, Ndlr) qui est très mal vécue par le peuple tibétain", a-t-il ajouté.
Les Tibétains en exil avaient qualifié cette rencontre de "bon premier pas".
AFP/Archives ¦ Les émissaires du dalaï lama Lodi Gyari et Kelsang Gyaltsen, le 13 octobre 2004 à Dharamsala
© 2008 AFP
Présidentielles américaines : fin de course pour les Clinton.. ?
Barack Obama a fait un pas vers l’investiture démocrate avec sa victoire sans appel, mardi, en Caroline du Nord.
Le sénateur de l’Illinois a accru son avance en nombre de délégués, appelés à désigner fin août le candidat du parti de l’Ane qui affrontera le républicain John McCain en novembre, alors qu’il ne reste plus que six primaires à disputer.
"Nous nous approchons de la ligne d’arrivée", a déclaré le stratège du sénateur métis, David Axelrod. "Nous avons franchi une nouvelle grande étape pour terminer cette course des primaires et entamer la campagne en vue de l’élection présidentielle".
Obama s’est imposé avec 14 points d’avance en Caroline du Nord, alors qu’il avait connu une campagne difficile après sa défaite en Pennsylvanie, le 22 avril, marquée par la polémique sur les sermons enflammés de son ancien pasteur Jeremiah Wright.
Le sénateur de 46 ans semble déjà se projeter vers le duel présidentiel face à McCain.
"Cet automne, nous avancerons au sein d’un seul Parti démocrate, unis par une vision commune pour ce pays", a-t-il dit après avoir commencé son allocution en félicitant "la sénatrice Clinton pour ce qui apparaît comme sa victoire dans le grand Etat de l’Indiana".
Les deux candidats ont désormais les yeux tournés vers les prochaines consultations en Virginie occidentale la semaine prochaine, puis dans l’Oregon et le Kentucky le 20 mai. Mais il sera, semble-t-il, très difficile pour la sénatrice de New York d’inverser la tendance.
L’épouse de l’ancien président Bill Clinton a manqué une occasion de refaire son retard en termes de délégués en s’imposant dans l’Indiana avec seulement 23.000 voix d’avance sur les 1,25 million de suffrages exprimés. L’ex-"First Lady" a toutefois annoncé son intention de rester dans la course.
Clinton ne s’avoue pas battue
"Ce soir, nous sommes revenus dans la course (...) Grâce à vous, nous fonçons, en avant toute, vers la Maison blanche", a-t-elle lancé à ses partisans lors d’une réunion publique à Indianapolis. "La route devant nous est encore longue mais nous allons continuer à nous battre".
En se félicitant de sa victoire dans l’Indiana, flanquée de son époux et de sa fille, Clinton s’est montrée conciliante et a assuré que, quoi qu’il arrive, elle travaillerait pour le candidat du Parti démocrate qui affrontera McCain, car, a-t-elle dit, "nous devons gagner en novembre".
"Je sais que le sénateur Obama est dans le même état d’esprit que moi", a-t-elle ajouté.
La sénatrice de 60 ans a lancé un appel à la générosité de ses partisans pour financer la suite de sa campagne, un domaine dans lequel elle a été largement devancée par le sénateur de l’Illinois.
Selon les calculs de la chaîne MSNBC, Obama a accru son avance de neuf délégués au total à l’issue des deux consultations et il compte aujourd’hui 1.876 délégués contre 1.729 à Clinton. Il en faut 2.025 pour être le candidat du parti de l’âne face au sénateur de l’Arizona le 4 novembre.
Avec seulement 217 délégués en jeu dans les six prochaines primaires, Clinton aura très peu de chances de revenir au niveau d’Obama en nombre de délégués.
La sénatrice de New York espère toutefois convaincre le parti de prendre en compte les résultats des primaires en Floride et dans le Michigan, qu’elle a remportées mais que les instances dirigeantes du parti de l’Ane ne reconnaissent pas car ces scrutins ont été organisés avant les dates officielles.
Mais, aucun des candidats ne pourra obtenir l’investiture sans l’appui des "super-délégués" - environ 800 élus du Congrès, responsables occupant des fonctions électives dans les Etats ou hautes personnalités du parti.
Le camp Clinton a engagé une offensive pour convaincre le plus de "super-délégués" qu’elle est la mieux placée pour battre McCain mais les résultats de mardi ébranlent leur argumentation.
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mercredi 7 mai 2008
France: PS - Le regret de Royal
L'ex-candidate explique dans un entretien au Parisien ce qui aurait dû se passer au PS après la présidentielle.
François Hollande lui a répliqué sur RTL.
Le congrès du PS n'est qu'en novembre mais les grandes manœuvres s'accélèrent. Mardi, Bertrand Delanoë a rendu public une première liste avec 93 soutiens, parmi ceux-ci l'ancien Premier ministre Lionel Jospin. Mercredi matin, Ségolène Royal s'exprime dans Le Parisien au cours d'une longue conversation avec des lecteurs. Elle y affiche sa détermination à "assumer ses responsabilités de leader politique" sans toutefois faire encore acte de candidature officielle au poste de premier secrétaire du Parti socialiste. "Je veux faire les choses dans l'ordre"', explique-t-elle.
Dans cet entretien, elle en profite pour faire part de ses regrets de ne pas être traité comme les autres leaders socialistes. Ségolène Royal regrette qu'il n'y ait pas eu de rassemblement autour d'elle après l'élection présidentielle, constatant que "ça ne se passe pas pour elle comme cela s'est passé pour d'autres, François Mitterrand, Lionel Jospin...", qui avaient pu en leur temps se présenter plusieurs fois à la présidentielle". "J'entends parfois dire que je suis un accident de l'histoire, une météorite qui serait passée et qui doit disparaître, ce qu'on n'a jamais dit à aucun homme".
La présidente de la région Poitou-Charentes reprend l'argument du machisme qu'elle applique d'ailleurs à l'humoriste Nicolas Canteloup. Interrogé sur son humour, elle affirme : "C'est profondément misogyne, il me traite en Bécassine. Cela faisait tellement écho à toute l'entreprise de dénigrement sur mes supposées bourdes et mon incompétence que cela m'a porté préjudice".
"Elle a pris ses distances avec le PS"
Invité mercredi matin de RTL, François Hollande a réagi aux propos de Ségolène Royal sur le PS et ses leaders. Un rassemblement autour de Ségolène Royal après la présidentielle "aurait pu se faire", a-t-il affirmé. Mais "elle avait, pendant la campagne, pris ses distances, à l'égard du Parti socialiste et c'était plus difficile après pour le Parti socialiste de l'adopter tout de suite dans un congrès comme premier secrétaire", a-t-il ajouté. "Là on va voir ce que va être sa décision. Elle a pour l'instant engagé elle-même une réflexion, on va voir où cela conduit le Parti socialiste mais de toutes façons, ce sont les militants du PS qui choisiront non pas seulement une personne mais un vrai premier secrétaire", a poursuivi l'actuel patron du parti.
Interrogé sur le fait de savoir si un affrontement Ségolène Royal/Bertrand Delanoë se profilait, François Hollande a répondu qu'il n'était pas "sur cette logique-là". "Depuis un an, le Parti socialiste s'est mis au travail, a fait son rôle d'opposant, a été capable à l'unanimité de poser une déclaration de principe" et d'adopter ses statuts, a-t-il relevé. "Il va y avoir, c'est normal, un débat, une confrontation non plus sur ce qui nous unit, c'est fait, c'est ce que j'ai voulu, mais sur ce qui nous différencie", a ajouté le premier secrétaire assurant que s'il avait brigué un nouveau mandat à la tête du PS, il aurait "sans doute été reconduit". "Si on sait maîtriser nos règles collectives, il n'y aura pas de souci pour la désignation de notre prochain premier secrétaire", a-t-il dit.
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